
Réunion du gouvernement : foncier économique, investissement et numérisation au menu
Foncier économique, investissement et numérisation au menu
Le Premier ministre, Sifi Ghrieb a présidé, hier, une réunion du gouvernement, portant sur deux points à l’ordre du jour, que sont les résultats de l’opération de recensement du foncier économique, l’état d’avancement des projets d’investissement et de la numérisation des données y afférentes. À cette occasion, «le gouvernement a rappelé que le recensement du foncier économique s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des instructions de monsieur le président de la République», lit-on dans le communiqué rendu public à l’issue de la réunion. La même source a fait état du «lancement immédiat d’un recensement du foncier industriel du pays». Il est également annoncé dans le même document «l’accélération de la numérisation de l’ensemble des opérations d’investissement avec les secteurs concernés, afin de les mettre à la disposition du Guichet unique». Attendue pour janvier de l’année prochaine, cette instance est destinée à booster les investissements dans l’ensemble des filières industrielles. Il est question, rapporte le communiqué du Premier ministère, de «faire le bilan des mesures prises lors des réunions du Conseil interministériel en date du 10 et 13 septembre 2026, tenues avec la participation des walis par visioconférence, concernant l’opération de recensement du foncier selon sa nature». L’objectif assigné à cette opération concerne l’établissement d’«une cartographie claire du foncier économique». Il est également prévu de «distinguer entre les nouveaux projets d’investissement et les projets d’extension, afin d’accompagner les opérateurs économiques et de lever tous les obstacles auxquels ils sont confrontés», souligne-t-on dans le communiqué.
Le deuxième point à l’ordre du jour de la réunion a concerné «les mécanismes de financement de projets universitaires industrialisables et commercialisables, innovés par les étudiants», a fait l’objet d’une communication. Il s’agit, rapporte la même source, d’accompagner ces projets et «les soutenir dans la concrétisation de leurs projets et idées innovants, ainsi que dans la création de leurs propres entreprises». On apprendra à la lecture du document gouvernemental que ces mécanismes «s’inscrivent dans le cadre des efforts de l’État visant à valoriser les capacités d’innovation des étudiants, des diplômés et des doctorants». Elles ont permis de «financer près de 1 000 projets innovants, et ce, dans un écosystème complet dédié au financement de l’innovation et à la création de valeur ajoutée au sein du milieu universitaire». Cela a permis le renforcement du «rôle de l’université dans la diversification de l’économie nationale et la création de richesse», note le communiqué.
Le Plan national d’adaptation aux changements climatiques à l’horizon 2035 a été au centre d’une autre communication. Ce plan complète le document de « Contribution déterminée au niveau national » (CDN), soumis par l’Algérie aux instances des Nations Unies en juin dernier. Il «définit les orientations nécessaires pour déterminer les priorités nationales et mettre en œuvre les mesures d’adaptation au changement climatique, déployées par l’État pour renforcer la résilience nationale face aux effets de ce phénomène, tout en intégrant davantage l’adaptation dans les politiques publiques, dans le but de favoriser le développement durable», lit-on dans le communiqué du gouvernement.
Le dernier point à l’ordre du jour est relatif au renforcement des infrastructures sportives professionnelles. «Le gouvernement a examiné les mesures opérationnelles relatives à la réalisation de complexes omnisports et de villages olympiques, en vue de promouvoir la pratique sportive et de renforcer les capacités nationales en matière d’organisation de grands événements sportifs», conclut le communiqué.
Anissa Mesdouf



