L’inexorable descente aux enfers
L’inexorable descente aux enfers
La France continue de tourner en rond. La classe dirigeante, président et gouvernement, sont dans l’incapacité de répondre aux revendications d’une grande frange de la société. Les rencontres avec les lycéens ou les syndicats ont été des échecs cuisants. Aucune réponse convaincante ne leur a été donnée, et la méfiance a pris la place de tout espoir de sortie de crise.
Il reste alors la violence face à la violence, et un déni à reconnaître l’incapacité et les limites d’un exécutif qui peine à mener le pays aux prochaines élections. Tenir jusqu’à mai prochain est le seul objectif qui anime Emmanuel Macron et son équipe. Tenir ou démissionner. Une alternative que se refuse un président de plus en plus impopulaire, et au fond, presque inexistant et sans réel poids politique.
Ne reste alors que l’affrontement entre manifestants et policiers, dans un pays donneurs de leçons qui continue toujours de parler de maintien de l’ordre alors qu’il est déjà dans la répression. Les scènes qui se répètent chaque samedi sont qualifiées, un peu partout dans le monde, de scènes de guerre où l’atmosphère est irrespirable. Des mains sont arrachées, des œil bornés, des jambes cassées, des magasins saccagés, des voitures incendiées, des immeubles attaqués. Avec une police qui ne croit plus qu’à la manière forte et des manifestants qui ne veulent pas lâcher prise, la France donne le triste spectacle d’un pays arrogant dirigé par un président qui s’est toujours cru plus intelligent que les autres et au-dessus des autres.
Résultats des courses, Macron a appauvri son peuple et nourrit la bête immonde de l’extrême droite, qui pavoise aujourd’hui en stigmatisation une large partie de la société. Jamais le racisme ne s’est autant bien porté que lors de ces cinq dernières années du crépusculaire mandat de Macron.
Un racisme que l’on ne cache plus sur tous les plateaux de télévision. Et qui pire encore, face à toute cette impunité et le vent en poupe du RN, Reconquête et toute la racaille du même génie, a fait que les racistes blancs se sont sentis pousser des ailes, jusqu’à arriver à s’en prendre, par les armes, aux communautés musulmanes, arabes et africaines, à cause de leur religion et de leur couleur de peau, comme ce fut le cas à Trappes en banlieue parisienne.
Ainsi dans le grand pays des idéaux, ou du moins comme il aime à se présenter, il ne reste que des racistes enragés, la matraque et le saccage. Et ce n’est là qu’un avant goût de ce que sera ce pays après 2027. Un pays qui n’a pas fini de s’engluer dans une descente sans fin aux enfers. Une situation qui n’est pas sans rappeler cet échange entre le roi Louis XVI, totalement déconnecté de la réalité, et le duc de La Rochefoucauld-Liancourt, lui demandant “est-ce une révolte?”, et au duc de lui répondre « Non, Sire, ce n’est pas une révolte, c’est une révolution » . Et cela, Macron aussi semble ne pas l’avoir encore compris.