Oran

Oran — Institut national du cancer : trois accélérateurs pour renforcer les soins

Oran — Institut national du cancer

Trois accélérateurs pour renforcer les soins

Le dispositif de lutte contre le cancer à Oran s’apprête à franchir une nouvelle étape avec l’acquisition de trois accélérateurs linéaires destinés à renforcer les capacités thérapeutiques de l’Institut national du cancer.

Ce projet, financé par l’État, s’inscrit dans un programme de modernisation des infrastructures sanitaires et d’amélioration de la qualité des soins oncologiques. Le taux d’avancement de sa réalisation avoisine les 80 %, selon le directeur de la santé et de la population de la wilaya d’Oran, Kaci Abdellah. L’opération prévoit notamment l’installation de ces équipements de radiothérapie de dernière génération, dont l’acquisition a déjà fait l’objet d’une procédure de demande d’offres.

Les démarches contractuelles et administratives étant engagées, la prochaine phase concernera leur fabrication et leur livraison. Une période d’environ six mois pourrait être nécessaire avant leur mise en service. L’investissement consacré aux trois appareils est estimé à près de trois milliards de dinars. Il sera complété par une enveloppe supplémentaire de 6 milliards de dinars destinée à l’acquisition d’autres équipements médicaux et techniques. Cette dotation permettra notamment de renforcer les plateaux de radiologie, les laboratoires d’analyses ainsi que les blocs opératoires, avec des dispositifs indispensables au développement des différentes spécialités oncologiques.

Selon le responsable de la santé à Oran, ces investissements doivent également contribuer à consolider les capacités du Centre anti-cancer Emir-Abdelkader, dans la perspective d’une meilleure répartition de la prise en charge des patients entre les différentes structures spécialisées. Implanté à proximité de l’hôpital du 1er Novembre 1954 et du Centre hospitalier spécialisé dans les grands brûlés, le nouvel Institut national du cancer ambitionne de devenir un pôle de référence, aussi bien dans le traitement que dans la recherche scientifique.

Sa vocation ne se limitera pas à la radiothérapie et à la chimiothérapie : il disposera également d’équipements dédiés à la chirurgie oncologique et à l’étude des cellules et des tissus tumoraux. Cette infrastructure ouvrira, par ailleurs, de nouvelles perspectives pour la recherche sur les causes, les mécanismes et l’évolution des maladies cancéreuses. Elle devrait aussi favoriser la formation de spécialistes et le développement de compétences médicales dans différentes disciplines de l’oncologie.

À travers ce chantier et les investissements qui l’accompagnent, les pouvoirs publics entendent améliorer les conditions de diagnostic et de traitement, tout en réduisant les contraintes auxquelles sont confrontés les patients. L’objectif est de doter Oran de moyens techniques et humains à la hauteur des besoins croissants en matière de lutte contre le cancer.

Nassim.H

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