Aquaculture : les diplômés au contact d’un modèle aquacole
Dans une démarche visant à renforcer l’investissement dans le secteur de l’aquaculture et à accompagner l’insertion professionnelle des jeunes diplômés vers l’entrepreneuriat, l’Institut de technologie des pêches maritimes et de l’aquaculture d’Oran a organisé une sortie pédagogique de terrain au profit de porteurs de projets issus de ses promotions récentes.
L’activité s’est déroulée au sein d’une exploitation privée spécialisée dans l’élevage de tilapia en eau douce, une filière considérée comme prometteuse sur le plan économique et stratégique. Cette initiative s’inscrit dans la volonté de l’institut de rapprocher la formation théorique des réalités du terrain, en offrant aux diplômés une immersion directe dans un modèle d’exploitation aquacole fonctionnel. Sur place, les participants ont pu découvrir de manière concrète les différentes étapes de la production aquacole.
La visite a notamment porté sur deux bassins d’élevage d’une capacité de 200 mètres cubes chacun. Les explications techniques fournies ont permis d’aborder les phases essentielles du cycle de production, depuis la préparation des bassins jusqu’à l’alevinage, en passant par les techniques d’alimentation et de suivi de croissance des poissons. Une attention particulière a été accordée aux méthodes de contrôle de la qualité de l’eau et au suivi sanitaire des espèces élevées.
Ces paramètres, essentiels à la réussite d’un projet aquacole, conditionnent directement la productivité et la rentabilité de l’exploitation. Les encadrants ont insisté sur la nécessité d’une gestion rigoureuse et continue afin d’assurer la stabilité des rendements et la durabilité de l’activité. Au-delà de l’aspect purement technique, cette sortie a constitué un véritable espace d’échange entre les jeunes porteurs de projets et le propriétaire de la ferme. Ce dernier a partagé son expérience personnelle dans le domaine, revenant sur les difficultés rencontrées au démarrage de son activité ainsi que sur les solutions concrètes mises en place pour assurer la pérennité de son exploitation.
Ces témoignages ont permis d’offrir aux diplômés une vision réaliste du parcours entrepreneurial, loin des approches théoriques. Les échanges ont mis en lumière les défis liés à l’investissement initial, à la gestion des risques biologiques, ainsi qu’à l’importance de l’innovation dans l’amélioration des performances de production. Dans ce contexte, les encadreurs de l’institut ont souligné l’importance de telles initiatives, qui contribuent à stimuler l’esprit d’entreprise chez les jeunes et à les orienter vers des secteurs porteurs. Les responsables pédagogiques ont également mis en avant les dispositifs d’accompagnement disponibles pour les porteurs de projets. Entre mécanismes de financement dédiés aux jeunes entrepreneurs et appui technique des structures spécialisées, plusieurs leviers sont mobilisables pour faciliter le passage de l’idée à la concrétisation d’un projet productif.
Yacine Redjami