
Bourse d’Alger : une nouvelle passerelle pour les start-up à fort potentiel
En effet, le ministère de l’Economie de la connaissance a indiqué jeudi dans un communiqué, que COSOB a ainsi adopté le mécanisme n° 01/2026, consacré à l’encouragement de l’accès des entreprises à fort potentiel de croissance à la Bourse d’Alger. Ce texte fixe le cadre dans lequel la Commission peut accorder l’exception prévue à l’article 46 du règlement n° 23-04 du 25 octobre 2023, relatif au règlement général de la Bourse des valeurs.
L’objectif est clair : permettre aux start-up de se financer via le marché financier, tout en tenant compte de leurs spécificités et de leur stade de développement. Beaucoup de jeunes entreprises, notamment celles créées récemment, ne peuvent pas présenter deux exercices financiers clôturés et certifiés — une exigence classique qui ne correspond pas toujours à leur rythme de croissance. L’exception vise précisément à lever cet obstacle. Les entreprises titulaires du label « Start-up » ou « Scale-up » pourront donc prétendre à cette dérogation, en particulier celles qui disposent d’un modèle économique durable et d’une croissance rapide justifiant un recours au financement par le marché financier.
L’accès à cette exception ne sera pas automatique. Les demandes seront examinées selon plusieurs critères : maturité de l’activité, solidité et soutenabilité du modèle économique, indicateurs de croissance et attractivité commerciale, qualité de la gouvernance, situation financière, besoins de financement, plan de développement et risques liés à l’activité.
La COSOB conservera son pouvoir d’appréciation, tout en veillant au respect des exigences de transparence et de protection des investisseurs. Un équilibre entre ouverture et prudence.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large : diversifier les sources de financement des start-up et accompagner leur entrée progressive sur le marché financier. Objectif affiché : soutenir leur croissance, leur expansion et, à terme, renforcer leur contribution à l’économie nationale. Avec ce nouveau mécanisme, la Bourse d’Alger veut devenir non plus un horizon lointain, mais une étape accessible pour les entreprises innovantes prêtes à changer d’échelle.
Noreddine Oumessaoud



