Dans la sérénité et la solidarité
Dans moins d’une semaine débutera le mois sacré du Ramadhan. Un mois qui se caractérise par une frénésie de consommation. Les familles algériennes tiennent en ce mois particulier à garnir leurs tables de la meilleure et de la plus riche des manières. Il faut dire que l’heure du ftour, contrairement aux autres mois de l’année, c’est toute la famille qui se retrouve autour de la table. C’est le mois par excellence où les liens familiaux, à l’heure du adhan, se resserrent autour d’un repas qui dure bien plus longtemps que d’habitude.
Le Ramadhan de cette année a vu ses préparatifs lancés depuis un certain moment déjà, pour permettre aux familles algériennes de passer ce mois sacré sans se ruiner. Ainsi tout est fait pour assurer d’abord l’abondance des produits de tous genres, mais aussi à des prix abordables. Ainsi une guerre sans merci est engagée contre la spéculation et les spéculateurs. Cette fois l’Etat ne laissera rien passer pour protéger le pouvoir d’achat du citoyen.
En parallèle, on assiste à une multiplication des marchés de proximité où souvent les opérations de vente et d’achat se font directement du producteur au consommateur, ce qui influe de manière conséquente sur les prix. A cela, il faut relever ces grandes opérations d’importation de viande rouge qui ont drastiquement fait descendre les prix. Désormais ce produit redevient à portée de main des ménages quel que soit leurs revenus.
Les familles nécessiteuses ne sont pas en reste puisque, en plus de l’aide matérielle qui leur est accordée par l’État, des restaurants spécialement ouverts en ce mois de solidarité et d’entraide leur permettent de pouvoir passer le Ramadhan dans les conditions les plus dignes. Tous les efforts et les moyens sont de mise pour faire en sorte que le citoyen puisse passer le Ramadhan sans que cela ne plombe le budget familial.
Il faut dire que le président de la République accorde la plus haute importance à ce dossier. Et lors du dernier Conseil des ministres, il a instruit le gouvernement en ce sens. Il a ainsi ordonné aux membres du gouvernement de réunir toutes les conditions nécessaires pour permettre aux citoyens de passer ce mois, dans la sérénité et la quiétude, compte tenu de la sacralité de ce mois d’entraide et de solidarité, exigeant de renforcer l’action gouvernementale durant le mois de Ramadhan, afin qu’elle soit positive et efficace face à toutes les préoccupations, insistant sur le fait de faire en sorte que la disponibilité des produits sur les marchés se répercute de manière positive sur les prix.
Par Abdelmadjid Blidi