dimanche , 29 janvier 2023

Déficit d’expertise et de compétence

Malgré les efforts indéniables et l’intégrité reconnue de quelques élus engagés sur le front du progrès et de la modernité, il faut bien admettre que trop d’acteurs, véritablement incultes en matière de gestion d’une grande ville et de mécanismes d’évolution d’un tissu urbain, ne fonctionnent qu’au registre des agitations stériles et des discours creux servant à meubler les emplois du temps et à cacher l’incompétence et la médiocrité.
Depuis toujours, les luttes de clan et des conflits d’intérêt au sein des assemblées locales ne cessent de pénaliser la prise en charge des attentes des citoyens, les plans de développement et les missions élémentaires de gestion et de maintenance urbaine.
Des situations qui, bien souvent, conduisent à un gel des activités municipales dans certaines APC prises en otage par des adeptes de la seule course aux privilèges, aux avantages et parfois même au gain facile.
Sur les réseaux sociaux, bon nombre de citoyens oranais se demandent souvent au nom de quelle logique ou de quelle légitimité des élus municipaux se permettent de fuir leur responsabilité et de bloquer des opérations et des actions visant à l’amélioration des conditions de vie des habitants? Tous les walis en poste à Oran depuis ces trente dernières années ont été amenés à prendre de sévères sanctions contre des APC défaillantes, allant parfois à un dépôt de plainte auprès des tribunaux.
Il est aujourd’hui curieux de constater que des missions de contrôle et de régulation urbaine inscrites dans les attributions de l’APC sont prises en charge par une commission de wilaya instituée à cet effet.
Le wali d’Oran semble avoir bien raison de confier certaines missions municipales à des commissions spéciales comme celle chargée des opérations d’inspection des chantiers de réalisation des projets immobiliers.
Les services de la wilaya ont indiqué récemment que cette commission a procédé au contrôle de plusieurs chantiers et à ordonner des sanctions administratives pour non-respect des normes d’organisation du chantier, d’occupation abusive de la voie publique.
de non-respect du permis de construire, de travaux non conformes aux normes techniques, de recours illicite à une main-d’oeuvre étrangère en situation illégale, et de bien d’autres dérives connues dans le secteur de la construction.
Il est évident que ce contrôle des projets de promotion immobilière ne saurait être mené par des antennes municipales dépourvues de toute expertise et de compétence en la matière.
Ni même dans bien d’autres secteurs d’activités, dont l’hygiène publique et l’environnement.
D’autres opérations de contrôle menées depuis quelque temps par une commission dite de l’hygiène, de la santé et de l’environnement de la commune d’Oran ont permis de relever de graves dérives et infractions dans différents domaines de l’activité sociale.
Notamment celui du transport de voyageurs, de la santé et de la restauration.
Des actions et des «découvertes» publiées sur les réseaux sociaux et qui alimentent souvent les critiques et le sarcasme des mauvaises langues qui pointent du doigt le manque de rigueur et de clarté dans l’organisation des structures administratives et la répartition des attributions.
Par S.Benali