Oran

Direction du commerce d’Oran : la filière avicole sous surveillance renforcée

La hausse persistante du prix du poulet conduit les services du commerce à renforcer les contrôles sur les circuits d’abattage et de commercialisation des viandes blanches.

Une opération menée par l’inspection territoriale du commerce de Bir El Djir a ciblé un complexe dans l’unité de Hassi Bounif, pour vérifier la disponibilité du poulet et du poulet congelé, le respect des prix réglementés ainsi que les conditions de stockage et de congélation.

Cette intervention intervient alors que le poulet se vend autour de 550 DA le kilogramme, tandis que l’escalope atteint environ 650 DA. Cette progression, observée depuis plusieurs mois, s’inscrit dans un contexte de forte demande et d’offre insuffisante, notamment durant l’été. Au-delà des prix, les contrôles portent sur la sécurité sanitaire.

Les inspecteurs vérifient les conditions d’abattage, de conservation et de transport, avec une attention particulière au respect de la chaîne du froid et des règles d’hygiène. Les opérateurs doivent se conformer aux normes de sécurité alimentaire, sous peine de mesures réglementaires. La lutte contre les abattoirs clandestins constitue également un axe majeur du dispositif.

Ces structures, fonctionnant sans autorisation ni contrôle vétérinaire, font peser un risque sur la santé publique et peuvent écouler des produits dont la qualité sanitaire n’est pas garantie. Au cours du mois de septembre, plus de 12 quintaux de viandes blanches impropres à la consommation auraient été saisis dans des boucheries et points d’abattage, lors d’interventions visant des locaux non autorisés.

Pour les services du commerce, cette présence accrue sur le terrain doit contribuer à sécuriser l’approvisionnement du marché local et à protéger le consommateur contre les produits non conformes. Lors des opérations inopinées, toute marchandise avariée ou impropre à la consommation est saisie puis détruite, tandis que des procédures sont engagées contre les contrevenants. Les tensions du marché sont aussi liées aux difficultés rencontrées par les éleveurs durant l’été.

Les fortes chaleurs et les incendies ont compliqué les conditions d’élevage, alors que les coupures d’électricité ont perturbé les systèmes de ventilation et de refroidissement des élevages. Ces contraintes ont accru les charges des producteurs et accentué les déséquilibres entre l’offre et la demande.

Mohamed Aissaoui

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