
En sa qualité de présidente du Conseil de paix et de sécurité : l’Algérie conduit les consultations africaines visant à renforcer la complémentarité entre gouvernance, démocratie, droits de l’Homme, paix et sécurité
Cette réunion s’inscrit dans le cadre des consultations annuelles visant à évaluer les progrès réalisés dans le renforcement de la coordination entre les différents organes et institutions de l’UA, à échanger les vues sur les tendances et les défis émergents dans les domaines de la gouvernance, de la démocratie, de l’Etat de droit, des droits de l’Homme, de la paix et de la sécurité, et à examiner les moyens d’adopter des réponses africaines coordonnées pour s’attaquer aux causes profondes des conflits et de l’instabilité.
Ces consultations revêtent une importance particulière dans le contexte de la présidence de la plateforme AGA-APSA assurée aux niveaux politique et technique par le CPS pour la période 2026-2028. Elles offrent l’opportunité de renforcer l’approche de «l’Union africaine unie dans l’action» et de dépasser les approches fragmentées entre les systèmes de gouvernance, de paix et de sécurité.
Dans l’allocution d’ouverture qu’il a prononcée, en sa qualité de président de la réunion, l’ambassadeur d’Algérie et son Représentant permanent auprès de l’UA, M. Mohamed Khaled, a mis en avant les principales avancées réalisées depuis les précédentes consultations, notamment l’adoption du thème envisagé de l’UA pour l’année 2028 sur les droits de l’Homme, la démocratie et la gouvernance, l’élaboration d’une feuille de route commune entre l’AGA et l’APSA, et le développement du modèle de déclenchement de l’UA (Trigger Model) dans le cadre du mécanisme d’alerte précoce et de réponse rapide aux crises.
Il a également souligné l’importance d’unifier les efforts, d’éviter la redondance des initiatives, d’orienter les ressources disponibles vers l’action commune et de soutenir les initiatives existantes en renforçant leur efficacité sur le terrain.
Le président du Conseil a insisté sur le fait que «la situation actuelle sur le continent impose de passer du simple engagement théorique à des mesures pratiques et concrètes et de renforcer la capacité de l’UA à prévenir les crises et à y répondre, afin de bâtir une Afrique plus stable, plus démocratique et plus prospère, loin du double standard».
L’ambassadeur d’Algérie et son Représentant permanent a en outre réaffirmé l’importance de poursuivre le renforcement de la complémentarité entre la gouvernance, la démocratie, les droits de l’Homme, la paix et la sécurité, en tant que «piliers essentiels à la réalisation de la stabilité et du développement durable en Afrique».
La séance a, par ailleurs, été marquée par les interventions de M. Bankole Adeoye, Commissaire de l’UA aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité, de l’ambassadeur Jevin Pillay Ponisamy, Représentant permanent de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) auprès de l’UA, en sa qualité de vice-président de la Plateforme AGA-APSA, et de l’ambassadeur Willy Nyamitwe, Représentant permanent de la République du Burundi auprès de l’UA et vice-président du sous-comité du COREP chargé des droits de l’Homme, de la démocratie et de la gouvernance.
Lors de cette réunion, les participants ont examiné les moyens de renforcer la mise en œuvre des instruments juridiques africains relatifs aux valeurs communes, notamment la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, exhortant les Etats membres qui ne l’ont pas encore ratifiée à finaliser les procédures de ratification, tout en veillant à honorer les engagements y afférents et à soumettre des rapports périodiques.
Les participants ont également souligné la nécessité de «passer d’une coordination annuelle à une coopération concrète et durable, fondée sur la mise en œuvre d’initiatives communes, le renforcement de l’échange d’informations et le soutien aux efforts de prévention des conflits, tout en remédiant aux insuffisances en matière de gouvernance, notamment celles liées à la transparence, à la reddition de comptes, à l’inclusion et à l’efficacité des institutions».
Les participants ont aussi examiné dans quelle mesure ces mécanismes pourraient contribuer à la préparation de la mise en œuvre du thème de l’UA pour l’année 2028 «Renforcer les droits de l’Homme, la démocratie et la gouvernance pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 en Afrique», relevant l’importance de mobiliser l’appui politique, institutionnel, technique et financier nécessaire à sa concrétisation et à la mise en œuvre des initiatives y afférentes.
Au terme des travaux, il a été convenu de renforcer les synergies entre les systèmes de gouvernance, de paix et de sécurité, à travers l’approche «L’Union africaine unie dans l’action», afin d’accroître l’efficacité de l’UA dans la prévention des conflits et la réponse aux défis liés à la gouvernance, aux droits de l’Homme et à la démocratie.
Le CPS devrait publier un communiqué final contenant les recommandations issues de cette réunion consultative.



