
Hydrocarbures : un partenariat algéro-iranien bientôt sur rail
Les Iraniens ont exprimé « le souhait d’explorer de nouvelles opportunités de coopération en Algérie », en insistant sur « le cadre de partenariats fondés sur l’intérêt mutuel, mais aussi sur le transfert de connaissances et de technologies ».
Le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a reçu, ce dimanche à Alger, le président de la société iranienne Industrial Pioneers Farayand Co. (IPF), Faramarz Ekhteraei, avec qui il a « examiné les perspectives de coopération et d’investissement dans le domaine des hydrocarbures », selon un communiqué du ministère. La rencontre, qui s’est tenue au siège du ministère en présence du président de l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH), Amine Remini, ainsi que de cadres du secteur et du directeur exécutif de la société iranienne, a permis d’« examiner les opportunités de coopération et d’investissement entre le groupe Sonatrach et la société IPF dans les domaines de l’industrie pétrolière et gazière, de l’ingénierie industrielle et de la réalisation de projets énergétiques ». Cela inclut notamment « les activités de raffinage, de pétrochimie et de production de produits pétrochimiques à forte valeur ajoutée, en particulier le polypropylène et ses dérivés », ainsi que « le développement des installations de traitement, l’amélioration des performances industrielles et le renforcement des capacités de production et de transformation ».
Les deux parties ont également discuté « des perspectives de partenariat dans la conception et la réalisation d’unités industrielles spécialisées, le développement d’équipements destinés à l’industrie pétrolière et gazière, le traitement des eaux industrielles, ainsi que l’intégration de solutions technologiques modernes à toutes les étapes de la production et de la transformation », dans le but « de renforcer l’efficacité opérationnelle et de générer une plus grande valeur ajoutée à l’économie nationale ».
À cette occasion, M. Arkab a souligné « l’importance d’élargir la coopération avec la société iranienne, au regard de son expertise technique ainsi que de ses capacités industrielles et en matière d’ingénierie dans la réalisation de projets énergétiques et industriels ». Il a invité la société à « renforcer sa présence en Algérie et à intensifier ses contacts avec le groupe Sonatrach et les entreprises nationales », afin « d’examiner les opportunités d’investissement et de partenariat disponibles, notamment dans les projets liés au raffinage, à la pétrochimie et au développement des infrastructures industrielles ». M. Arkab a aussi insisté « sur l’importance du transfert de technologies et d’expertises, de l’encouragement de la production locale, ainsi que du développement des compétences nationales », en conformité avec la stratégie du secteur visant « à renforcer le contenu local et à promouvoir le tissu industriel national ».
De son côté, M. Ekhteraei a exprimé « l’intérêt de la société à conforter sa présence sur le marché algérien et à développer des partenariats à long terme avec le groupe Sonatrach et les entreprises nationales ». Il a souligné « la disposition de la société à mettre son expertise dans les domaines de l’ingénierie, de la conception industrielle et de la réalisation de projets énergétiques au service des programmes de développement du secteur des hydrocarbures en Algérie », tout en visant « à contribuer à la concrétisation de projets industriels à forte valeur ajoutée reposant sur les technologies les plus récentes et les solutions innovantes ».
La délégation d’IPF a également « passé en revue ses capacités techniques et industrielles », notamment « dans les domaines de l’ingénierie, de l’approvisionnement et de la réalisation de projets industriels », en plus de « la conception et de l’équipement d’unités de traitement et de transformation dans les secteurs du pétrole, du gaz et des industries chimiques ». Elle a exprimé « le souhait d’explorer de nouvelles opportunités de coopération en Algérie », en insistant sur « le cadre de partenariats fondés sur l’intérêt mutuel, mais aussi sur le transfert de connaissances et de technologies ».
Yahia Bourit



