La logique du plus fort
Investi pour son deuxième mandat en janvier 2025, le président américain, Donald Trump, avait indiqué que contrairement à tous ses prédécesseurs, il mettra tout en œuvre pour sortir de ce qui avait été qualifié de bourbier du Moyen-Orient. Plus encore, il avait asséné que l’ère de l’Amérique gendarme du monde sera révolue avec lui.
Un an après son retour à la Maison Blanche, Trump est bien loin de ce qu’il avait promis. Il faut dire que l’homme ne peut pas s’empêcher de se mettre en avant. Tout le temps. Il multiplie les sorties et toutes sont presque des menaces,soit économiques, financières ou de guerre. Ses convoitises ne semblent pas avoir de limites. Il envisage même s’accaparer de bien anciens pays, comme c’est le cas avec le Canada dont il voudrait en faire le 51e État fédéré des États-Unis d’Amérique . Il pense aussi à prendre possession du Groenland, même si ces derniers jours il a mis un peu d’eau dans son vin.
Mais cela ne paraît en fait que partie remise, puisque le locataire de la Maison Blanche entend guerroyer cette fois bien loin. Les menaces sur l’Iran, et l’impressionnante armada qui stationne actuellement au Golfe persique, est de fait une déclaration de guerre. Une guerre vers laquelle pousse l’entité sioniste qui sera le premier bénéficiaire de l’affaiblissement du régime iranien et pourquoi pas de sa disparition totale.
De toute façon, que ce soit cette fois-ci ou une autre très prochaine fois, une autre guerre au Moyen-Orient semble quasiment inévitable. Trop de tensions traversent cette région du monde, et la non résolution de la cause palestinienne nourrira pour longtemps cette insoutenable situation. Les Américains comme les sionistes croient pouvoir, de par leur force de frappe guerrière, imposer leur logique aux pays de la région. Mais ils se trompent, car même si certains de ces pays arabes semblent abdiquer aujourd’hui, rien ne garantit qu’ils ont toute latitude d’enterrer la Palestine. La paix ne pourra jamais se faire par la force. Et la seule paix possible se fera le jour où la solution à deux États sera définitivement acceptée par toutes les parties.
L’imprévisible président américain qui a réussi, il faut le reconnaître, son coup au Vénézuela en kidnappant le président Nicolas Maduro, emprisonné aujourd’hui aux États-Unis, doit savoir que la souveraineté des États se doit d’être respectée au nom du droit international, et que jouer au shérif peut parfois mener vers des sentiers imprévisibles et dangereux pour la planète entière.
Par Abdelmadjid Blidi