Oran Aujourd'hui

Les aspirations collectives au progrès, au confort et à la modernité du cadre urbain

Les membres de la cellule de la protection de l’environnement de la wilaya ont procédé la semaine dernière au démantèlement d’un marché informel dans la commune d’Es-Senia. Une opération menée par les services de l’APC assistés par des éléments de la sûreté de daïra d’Es-Sénia. Plus d’une centaine de tables ainsi que plusieurs extensions anarchiques ont été enlevées lors de cette opération qui a permis de libérer tout un axe routier occupé par les marchands illicites ainsi que l’accès à une école bien perturbé par ce marché informel.
Plus de 70 marchands informels activant sur ce site ont été transférés vers les deux marchés officiels de la commune qui étaient jusqu’ici désertés par leurs occupants. D’autres tables de vendeurs étaient en réalité installées sur des extensions de magasin illicites et anarchiques qui ont été démolies. Cette action, annoncée par les services de communication de la wilaya, reflète la volonté des autorités locales d’assainir le cadre urbain des dérives et anomalies constatées dans l’occupation des espaces publics réservés à la circulation.
Depuis quelque temps, de nombreux marchés informels ont été démantelés à travers plusieurs quartiers. Durant seulement ces deux premières semaines de l’année 2026 entamée, on compte déjà une bonne quinzaine d’opérations de libération d’espaces publics. On peut citer par exemple le marché de Haï Yasmine où une centaine de tables installées illicitement sur les trottoirs ont été enlevées, et plus de 20 extensions de magasins érigées sans autorisation ont été démantelées. Au quartier de Haï En-Nour, plus d’une vingtaine d’extensions sauvages de magasins et plusieurs étalages de vente informels ont été enlevés pour libérer des trottoirs. Au quartier Ibn Sina, ex-Victor Hugo une opération a été menée pour le démantèlement de quelques extensions illicites et l’enlèvement de plusieurs tables occupant un trottoir.
Il semble ainsi évident que depuis la mise en place de cette cellule chargée de la protection de l’environnement au niveau du cabinet du wali, la dynamique de lutte contre l’anarchie urbaine se renforce grâce à une plus rapide mobilisation des moyens humains et matériels permettant de libérer les espaces de circulation occupés par le commerce informel. L’enlèvement des obstacles qui entravent la circulation automobile et piétonne est désormais bien inscrit dans la démarche et les directives des autorités locales, permettant ainsi aux gestionnaires communaux de se «libérer» en quelque sorte de leur «manque d’enthousiasme» à faire face à des citoyens récalcitrants et peu enclin à respecter les règlements en matière d’ordre et de règlement urbain. Peu à peu, les vieux sont de moins en moins utilisés pour tenter de justifier les abus et les infractions aux lois de la République.
Cette ancienne vision de la gestion du territoire, forgée car bien utile au vieux modèle de gouvernance des années de plomb, fait place désormais au sein de l’opinion publique aux aspirations collectives au progrès, au confort et à la modernité du cadre urbain. Ce qui implique avant tout la lutte contre l’occupation illégale des chaussées, trottoirs, et autres espaces publics conformément à la Loi sur la protection et la préservation de l’espace public et les sanctions encourues en cas d’infractions…

Par S.Benali

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page