Evênement

Le Premier ministre palestinien appelle à une action «urgente et ferme» contre les violations sionistes du droit international

Le Premier ministre palestinien, Mohammad Mustafa, a exhorté, lundi à Bruxelles, la communauté internationale à agir face aux violations du droit international par l’occupation sioniste, plaidant pour une action «urgente et ferme».

S’exprimant lors de la 9e réunion de l’»Alliance mondiale pour la solution à deux Etats», aux côtés du chef de la diplomatie belge, Maxime Prévot, et de la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, M. Mustafa a souligné la nécessité d’»une intervention urgente et ferme» contre les violations répétées du droit international par l’occupation sioniste sur les plans sécuritaire, économique et financier.
Il a souligné, dans ce contexte, que «les déplacements forcés et l’annexion» de territoires palestiniens par l’occupant ne «permettront pas l’instauration d’une paix durable dans la région», évoquant la création d’un comité de coordination pour l’aide aux Palestiniens.
Le Premier ministre Palestinien, réaffirmant que Ghaza est une partie intégrante de la Palestine, a insisté sur le fait que la stabilisation de l’enclave passe par un cadre sécuritaire global, incluant «un retrait total» de l’armée sioniste de l’enclave.
Il a dénoncé, également, les violations du droit international et des droits humains par l’entité sioniste en Cisjordanie occupée, avertissant que ces violations «compromettent la viabilité de la solution à deux Etats». M. Mustafa a insisté sur la protection urgente des civils palestiniens et appelé au renforcement des mécanismes internationaux, y compris sur la question du désarmement des colons sionistes.
«Nous nous réunissons aujourd’hui à un moment marqué à la fois par une tragédie immense et par une étroite opportunité concrète de passer de la guerre à une paix juste et durable, rendue possible par la solution à deux Etats», a-t-il souligné. Mais une paix durable «ne peut être obtenue sans la reconnaissance de l’Etat palestinien», a-t-il poursuivi, appelant la communauté internationale à mettre fin au conflit «de manière juste et définitive», sur la base du droit international. Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a affirmé, de son côté, que le conflit en Palestine dépasse le cadre régional et affecte l’ensemble de la communauté internationale. «La solution à deux Etats est un objectif réel et non un idéal irréaliste», a-t-il affirmé lors de cette réunion à laquelle participent 60 pays. La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas a insisté, pour sa part, sur la viabilité de la solution à deux Etats, appelant à la levée des restrictions imposées par l’entité sioniste.
Paralysés par leurs divisions, les pays de l’UE ont jusqu’à présent éprouvé de grandes difficultés à adopter des positions fortes depuis le début de l’agression sioniste contre Ghaza en octobre 2023.
Les ministres des Affaires étrangères de l’UE se retrouvent mardi à Luxembourg et l’Espagne demandera à cette occasion la suspension de l’accord d’association liant l’UE à l’entité sioniste pour «violation le droit international», a annoncé le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez. L’Irlande, la Slovénie et l’Espagne ont adressé vendredi une lettre à la Commission européenne pour réclamer un réexamen de cet accord d’association entré en vigueur en 2000.

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