Les efforts visant à améliorer durablement le cadre de vie et à moderniser la ville
Il y a quelques jours, la ville s’était réveillée avec une nouvelle promesse, un nouveau geste en faveur de la modernité. Des autobus flambants neufs ont été mis en circulation. Des véhicules confortables, climatisés, censés transformer le quotidien des Oranais en matière de mobilité. Les images circulaient déjà sur les réseaux sociaux, des sièges impeccables, vitres brillantes, lignes épurées. Une modernité propre, presque irréelle, comme venue d’une autre ville.
Mais sur le boulevard, les anciens arrêts de bus étaient toujours là avec leur peinture écaillée, leurs panneaux branlants penchés et leur bancs cassés. Mais pour bon nombre d’usagers, cela n’avait pas d’importance puisque le «changement annoncé» semblait arriver. Surtout parmi ceux qui croyaient encore à la possibilité d’un ordre urbain retrouvé. Pour eux, Oran pouvait bien fonctionner. Les flux de transport pouvaient être organisés. Les retards pouvaient être corrigés. A condition de ne pas céder au fatalisme tranquille des habitués. Quelques Oranais voyant passer le premier nouvel autobus flambant neuf, ressentaient une forme de fierté. Peut-être, pensaient-t-ils, que quelque chose était en train de changer. Les usagers montaient dans les autobus neufs avec une curiosité presque enfantine.
On commentait les sièges. On remarquait la propreté. On comparait avec ce qui existait avant. Pendant un bref moment, Oran avait l’air d’une ville normale. Mais assez vite, quelque chose d’autre commença à apparaître. Les trajets semblaient longs et mal ajustés.
Quelques jeunes énergumènes lançaient des propos indécents tout en plaisantant avec le chauffeur. Le receveur était certes correctement habillé mais semblait peu préoccupé par le malaise installé. L’autobus ralentissait, coincé lui aussi dans le trafic de la circulation dense et anarchique. Et sur les réseaux sociaux beaucoup se demandaient déjà en quoi ces nouveaux bus allaient assurer au secteur des transports une réelle modernité ?
Ce n’est pas une question de matériel. C’est aussi une question d’organisation et de fonctionnement du système. On a introduit des éléments modernes dans une structure ancienne, sans la repenser, sans la réformer. Comme si l’on avait posé des pièces neuves sur une vieille mécanique usée, en espérant qu’elle puisse fonctionner durablement avec performance et efficacité. Fort heureusement, bon nombre d’observateurs avisés estiment que la wilaya d’Oran accentue ces derniers temps les efforts visant à améliorer durablement le cadre de vie et à redonner à la ville son éclat.
Depuis la mise en place de la cellule de protection de l’environnement,installée au cabinet du wali, de nombreuses opérations et interventions sont menées ici et là à travers le tissu urbain visant à l’embellissement des espaces publics et l’entretien et la maintenance du cadre du cadre urbain. Des opérations classiques de nettoyage des espaces publics, de remise en état des espaces verts , d’entretien des axes routiers et de bien actions qui relèvent en principe des prérogatives de la Mairie.
Par S.Benali