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Lutte contre le cancer : la recherche clinique, pilier essentiel de la Stratégie 2025-2035

Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Ait Messaoudene, a réaffirmé la volonté de son département de placer la recherche clinique au cœur de la politique nationale de lutte contre le cancer.

S’exprimant, hier, lors d’une table ronde animée par le professeur Adda Bounedjar, dans le cadre de la rencontre scientifique internationale consacrée à la recherche en oncologie et organisée par la Commission nationale de prévention et de lutte contre le cancer, le ministre a présenté les grandes orientations de la stratégie nationale visant à renforcer les capacités du pays dans ce domaine, selon un communiqué du ministère de la Santé. À cette occasion, il a expliqué que la vision du secteur repose sur l’intégration de la recherche clinique comme troisième pilier fondamental de la prise en charge du cancer, aux côtés de la prévention, du diagnostic et du traitement. Cette orientation stratégique s’inscrit dans le cinquième axe de la Stratégie nationale de santé 2025-2035, dédié à la recherche, à la formation et à la gouvernance.
Le ministre a précisé que la mise en œuvre de cette vision s’appuie sur cinq réformes prioritaires, dont la première concerne la gouvernance. Celle-ci repose sur une approche intégrée et multisectorielle destinée à renforcer la coordination entre les différents intervenants et institutions impliqués dans la recherche et la lutte contre le cancer, afin de garantir une meilleure efficacité des politiques publiques en la matière. Dans le même contexte, M. Ait Messaoudene a annoncé le lancement d’une réforme institutionnelle majeure avec la création du premier Institut national de recherche sur le cancer. Cette nouvelle structure aura pour mission de fédérer les efforts des registres nationaux, des centres hospitalo-universitaires, des centres de lutte contre le cancer ainsi que des partenaires académiques autour de programmes de recherche structurés et coordonnés, favorisant ainsi une meilleure synergie entre les différents acteurs.
Le ministre a également souligné que son département œuvre à rapprocher la recherche de la pratique médicale quotidienne à travers la création d’unités de recherche clinique au sein des centres hospitalo-universitaires et des établissements spécialisés. Cette démarche vise à renforcer les capacités nationales en matière de conduite d’essais cliniques conformément aux standards internationaux, tout en permettant aux patients de bénéficier plus rapidement des avancées thérapeutiques. Par ailleurs, il a insisté sur l’importance du développement des ressources humaines, considérant que la réussite de cette dynamique passe par le renforcement des dispositifs de formation et de perfectionnement dans le domaine de la recherche clinique. L’objectif est de former une nouvelle génération de compétences nationales capables de suivre les évolutions scientifiques et technologiques et de contribuer activement à la production de connaissances médicales.
Abordant la dimension éthique de la recherche médicale, le ministre a affirmé que le secteur s’attèle à consolider les comités d’éthique afin de garantir la protection des personnes participant aux recherches cliniques. Il a souligné que cette démarche s’accompagne de la mise en place de mécanismes d’évaluation performants, conformes aux meilleures pratiques internationales, afin d’assurer la transparence et la crédibilité des travaux scientifiques.
Concernant la transformation numérique du système de santé, le ministre a indiqué que le dossier médical électronique et l’identifiant national de santé constitueront deux outils stratégiques pour la collecte et la gestion de données fiables, sécurisées et interopérables. Selon lui, ces dispositifs permettront de soutenir le développement d’une recherche clinique moderne répondant aux exigences de qualité, d’innovation et d’efficacité. Le ministre de la Santé a affirmé enfin que l’Algérie ambitionne, à l’horizon 2035, de devenir non seulement un pays utilisateur des innovations thérapeutiques, mais également un acteur majeur dans la production de connaissances scientifiques. Une ambition qui, selon lui, contribuera au renforcement de la santé publique, à l’amélioration de la prise en charge des patients et au soutien du processus de développement national.

Mohand S

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