
Législatives du 2 juillet : les partis de plain pied dans la campagne
Les candidats insistent sur l’importance de choisir des représentants compétents et engagés, capables de défendre les intérêts du pays et de contribuer au développement économique, social et politique de l’Algérie.
Depuis le début de la campagne électorale pour les législatives du 2 juillet, les activités de proximité et les meetings montent cadence dans tout le pays. Les candidats, soutenus par leurs partis et leaders, sillonnent les régions pour mobiliser l’électorat. À Tiaret, le secrétaire général du Rassemblement national démocratique a souligné «l’importance de renforcer l’investissement agricole, notamment dans l’élevage et la production de viande rouge», tout en insistant sur la modernisation des infrastructures routières pour attirer les investissements. Il a affirmé que son parti «plaidera, durant la prochaine législature, en faveur du renforcement de ces infrastructures» et proposera des réunions périodiques entre élus pour élaborer un «plan de développement». Lors d’un meeting au complexe sportif Belarbi Abdellah, il a déclaré : «Nous, Algériens, sommes attachés aux références qui nous unissent (…) et nous nous souvenons des périodes difficiles que nous avons traversées, ce qui renforce notre affection mutuelle et nous pousse à nous rassembler autour de nos constantes nationales et à demeurer attachés à notre patrie.» De son côté, le président du parti Sawt Echaab, Lamine Osmani, a appelé à une participation «massive» pour contribuer à «la construction d’un avenir meilleur pour l’Algérie», lors d’un meeting à Blida. Il a insisté sur le fait que «une participation “massive” au rendez-vous électoral “important” du 2 juillet, constituait la voie à suivre».
Le Mouvement Ennahda, représenté par Mohamed Dhouibi, a souligné que «la préservation d’une Algérie forte nécessitait l’unité des rangs et l’engagement de chacun à assumer ses responsabilités». Lors d’un meeting à Oran, il a affirmé qu’«il était impératif de resserrer les rangs et de renforcer la cohésion» pour faire face aux défis. Il a indiqué que «le programme du Mouvement s’articule autour de 11 axes couvrant les domaines politique, économique, industriel, agricole et des services», visant à renforcer «les fondements d’un État fort».
Le président du Front El-Moustaqbel, Fateh Boutbig, a plaidé pour un Parlement «fort» lors d’un meeting à Djelfa. Il a précisé que «un parlement fort constitue une opportunité pour poursuivre le processus de développement et construire l’Algérie nouvelle». Il a insisté sur l’importance d’”instaurer une culture “positive et constructive” et d’impliquer les jeunes dans l’investissement et la formation, avec pour objectif de «développer le pays» et «faire du prochain scrutin “une occasion de resserrer les rangs””. Son programme vise notamment «une économie productive, une école solide et une université créative dans l’Algérie nouvelle». M. Boutbig prévoit également d’animer deux autres meetings à Ksar-El-Challala et Messaad.
La présidente de Tajamoue Amel El Djazaïr (TAJ), Fatima-Zohra Zerouati, a affirmé à Batna que ses candidats avaient pour engagement de «transmettre fidèlement, en cas d’élection, les préoccupations des citoyens et de les défendre au service du développement national». Elle a réitéré son appel à «voter pour les candidats compétents, capables de transmettre fidèlement les préoccupations des citoyens». Elle a souligné que «le choix des actions de proximité au cours de cette campagne électorale, vise à établir un contact direct avec les citoyens et à gagner la confiance des électeurs». Mme Zerouati doit poursuivre ses activités dans les communes de Bouzina et Tazoult pour renforcer cette dynamique.
Avec des thèmes assez variés, les chefs des formations politiques se sont rejoints sur la nécessité de conserver la cohésion nationale et la défense de la souveraineté du pays. Pour se faire, ils ont appelé à une forte participation citoyenne, soulignant que «l’échéance du 2 juillet constitue une “opportunité” pour faire entendre la voix du peuple et renforcer la cohésion nationale». Tous insistent sur l’importance de choisir des représentants compétents et engagés, capables de défendre les intérêts du pays et de contribuer au développement économique, social et politique de l’Algérie.
Anissa Mesdouf



