
Oran — Boulevard de l’ALN : fin de l’occupation anarchique des trottoirs
L’intervention a visé à rétablir la circulation des piétons dans le Boulevard de l’ALN (ex Front de Mer) et à mettre un terme à l’appropriation anarchique du domaine public, particulièrement visible durant la saison estivale. L’opération, conduite par la cellule chargée de l’environnement et de la protection du cadre de vie relevant du cabinet du wali, s’inscrit dans le cadre des instructions des autorités locales visant à lutter contre les atteintes au domaine public. Elle a été réalisée en coordination avec les services de sécurité et en présence du délégué de la sûreté de wilaya.
Plusieurs établissements avaient installé tables, chaises et barrières sur les trottoirs, réduisant considérablement l’espace réservé aux piétons. Deux commerces spécialisés dans la vente de glaces ont notamment fait l’objet de mesures pour dépassement manifeste des surfaces couvertes par leurs autorisations. Dans le premier cas, l’exploitant bénéficiait d’une autorisation portant sur 100 m², mais occupait en réalité près de 250 m², soit une superficie largement supérieure au périmètre réglementaire.
Le second établissement, autorisé à exploiter 44 m², avait étendu son occupation jusqu’à environ 220 m² et obstrué, en outre, un escalier public. Les autorités ont procédé au retrait du mobilier installé en dehors des espaces autorisés ainsi qu’à l’enlèvement des obstacles qui entravaient le passage. Des mesures administratives ont également été engagées à l’encontre des exploitants concernés, avec rappel de l’obligation de limiter strictement l’occupation commerciale aux superficies prévues par les autorisations délivrées. Cette intervention intervient dans un secteur particulièrement fréquenté pendant l’été. L’avenue du Front de mer attire quotidiennement un nombre important de résidents, de visiteurs et d’estivants jusqu’à une heure avancée de la matinée. La forte concentration de cafés et de glaciers y favorise l’installation de terrasses improvisées, souvent au détriment des espaces réservés à la circulation piétonne.
Au-delà des infractions constatées, les autorités entendent ainsi rétablir un usage normal du domaine public. Dans plusieurs points de l’avenue, l’encombrement des trottoirs contraignait en effet les passants à emprunter la chaussée pour poursuivre leur chemin, créant une situation à la fois désordonnée et potentiellement dangereuse pour les usagers.
Nassim.H



