
Pêche et aquaculture : les grandes priorités du secteur à l’horizon 2028
Les grandes priorités du secteur à l’horizon 2028
Invitée de la Radio nationale, Chaîne 2, Souad Benbousta, responsable à la Direction générale de la pêche et de l’aquaculture, a présenté hier les principales priorités du secteur, notamment l’extension de l’aquaculture, le renforcement de la formation professionnelle et la reconnaissance des compétences des pêcheurs expérimentés. Le secteur de la pêche et de l’aquaculture s’oriente vers une nouvelle phase de développement, avec l’ambition d’augmenter la production, de renforcer la formation et de créer davantage de possibilités d’emploi pour les jeunes. L’hôte de la Radio nationale a expliqué que la stratégie du secteur accorde une place importante au développement de l’aquaculture marine et continentale, y compris dans les régions sahariennes.
L’objectif, selon l’intervenante, est également d’améliorer les conditions socio-économiques des professionnels et d’encourager la création de microentreprises dans les différentes activités liées à la pêche et à l’aquaculture. Pour concrétiser ces objectifs à l’horizon 2028, la Direction générale de la pêche et de l’aquaculture s’appuie sur plusieurs axes, notamment l’augmentation de la production, le développement de la recherche, le renforcement des compétences, l’investissement et les partenariats. La réussite de cette démarche dépend aussi de la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée, capable de répondre aux besoins des professionnels et aux évolutions du secteur.
La formation professionnelle occupe une place importante dans ce programme. Selon Souad Benbousta, neuf établissements spécialisés, implantés le long du littoral, proposent des formations adaptées aux besoins du marché du travail. Les enseignements couvrent plusieurs domaines, dont la pêche, l’aquaculture, la plongée professionnelle sous-marine, la conduite des navires et la maintenance des moteurs. Ces établissements accueillent des jeunes de différents niveaux scolaires et leur offrent des possibilités d’insertion professionnelle. Deux rentrées sont organisées chaque année, en octobre et en février, afin de faciliter l’accès aux formations.
La responsable a également insisté sur l’importance de la coopération entre les différents départements ministériels. Des conventions conclues avec les secteurs de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la Justice contribuent notamment au développement de nouveaux métiers. Ces partenariats concernent plusieurs activités, dont l’aquaculture continentale, la valorisation du corail et les travaux subaquatiques.
La sécurité maritime constitue un autre volet essentiel des programmes de formation. Élaborés en collaboration avec le ministère des Transports, les enseignements comprennent notamment les premiers secours, la lutte contre les incendies et des exercices pratiques de simulation, afin de mieux préparer les futurs professionnels aux risques en mer. Autre mesure importante évoquée par Souad Benbousta : la validation des acquis de l’expérience professionnelle, mise en place en 2024. Ce dispositif permet aux pêcheurs expérimentés qui ne disposent pas de diplôme de faire reconnaître officiellement leurs compétences, après une évaluation devant un jury spécialisé. Selon l’intervenante, le taux de réussite à ce dispositif avoisine les 70 %, ce qui témoigne de son intérêt pour les professionnels concernés.
À travers ces différentes orientations, le secteur entend ainsi développer la production, moderniser ses activités et renforcer les compétences, tout en ouvrant de nouvelles perspectives professionnelles aux jeunes et aux travailleurs déjà engagés dans les métiers de la pêche et de l’aquaculture.
Noreddine Oumessaoud



