mardi , 29 novembre 2022

Qui alimente les polémiques et les rumeurs ?

Lors d’une récente rencontre avec la presse, le wali d’Oran, Said Sayoud, avait indiqué que le projet d’automobile de la marque Fiat en Algérie était bien engagé. « Nous travaillons sur l’instauration de tout ce qui est nécessaire au niveau de la zone industrielle Tafraoui et à la mise en place de toutes les conditions pour la réussite de ce projet», avait assuré le wali. Il semble malheureusement que cela n’a pas suffi à faire taire les bruits et les rumeurs propagés sur les réseaux sociaux annonçant un présumé renoncement de Fiat au lancement du projet. Il s’agit de ce qu’a rapporté un média arabophone. En fait, ces rumeurs ont vu le jour, sur les réseaux sociaux, moins d’un mois après la conclusion du contrat entre l’Algérie et la marque italienne. Même si la société italienne n’a pas tenu à commenter ces rumeurs, des observateurs avertis soulignent qu’il s’agit là de spéculations abusives de certains médias étrangers qui ne portent pas l’Algérie dans leur cœur. Il faut rappeler que le 13 octobre 2022, le ministère de l’Industrie avait signé un accord avec la société italienne Fiat portant sur la réalisation d’un projet de construction d’automobiles en Algérie. Il a été convenu que la première voiture Fiat-Algérie sortira de l’usine à la fin de l’année 2023. C’est en tout cas ce qu’a précisé le wali d’Oran aux médias, notamment à la chaîne Echorouk, tout en insistant sur le fait que «le présumé renoncement de Fiat n’est qu’une propagande». Cependant les mauvaises langues oranaises ne cessent de s’interroger sur les réelles capacités de nos gestionnaires locaux à pourvoir respecter les délais et engagements à mettre en œuvre toutes les conditions administratives et techniques permettant de lancer le projet dans les meilleures conditions. Mais un scepticisme semble être alimenté par un bon nombre d’autres projets qui, depuis quelque temps, se trouvent dans des situations de retards et d’incohérences difficiles à expliquer. L’achèvement du cinquième périphérique, la livraison du premier tronçon de la pénétrante au port d’Oran, les projets qui semblent finalement abandonnés, d’extension du tramway vers le complexe olympique, vers le nouveau pôle urbain Misserghine et vers l’aéroport international Ahmed Ben Bella, , et bien d’autres opérations d’aménagement urbain programmées qui trainent en longueur depuis des années, à l’image de fameux programme de restructuration des quartier Les planteurs-Ras-el Ain, sont autant de sujets qui, à tort ou à raison, nourrissent le doute et les interrogations récurrentes sur le fléau des échecs et du non respect des échéances annoncées. Sans vouloir remettre en cause les efforts indéniables des autorités locales engagés dans la concrétisation des différents programmes de développement local, il faut bien admettre que trop souvent les Oranais sont chagrinés par les lenteurs et les balbutiements enregistrés dans bon nombre d’actions programmées parfois depuis des décennies. A l’image de cette carcasse d’Hôtel du Châteauneuf devant être aménagée en site administratif pour l’APC et qui à ce jour continue de narguer le regard des habitants. On peut en effet dénoncer à juste titre ceux qui alimentent les polémiques et la rumeur, mais sans pour autant faire l’impasse sur les carences et les défaillances visibles, constatées ici et là sur le terrain des affaires locales, et qui servent d’arguments pervers à certains commentateurs malintentionnés…
Par S.Benali