Oran

Entre la stabilité budgétaire et les enjeux sociaux : l’APC d’Oran bénéficie de 530 milliards de centimes

La commune d’Oran bénéficie en 2026 d’un appui financier exceptionnel de l’État, ce dernier est estimé à 530 milliards de centimes.

Cet important volume de ressources permet de redéfinir les marges de manœuvre budgétaires de la collectivité et qui devrait contribuer à stabiliser sa situation financière tout en renforçant les dispositifs sociaux locaux. Cette enveloppe, issue notamment du ministère de l’Intérieur et des collectivités locales ainsi que des transferts de la wilaya, constitue l’élément central ayant dominé les travaux de la deuxième session extraordinaire de l’Assemblée populaire communale tenue en fin de semaine au siège de l’Hôtel de Ville. Dans le détail, une part majeure de ces aides, soit environ 329 milliards de centimes, est consacrée à la revalorisation des salaires des agents communaux, conformément aux orientations nationales annoncées par les pouvoirs publics pour une hausse progressive des revenus à partir de 2026.
Cette mesure, appelée à améliorer le pouvoir d’achat des travailleurs de la commune, intervient dans un contexte où les rémunérations étaient jugées insuffisantes face aux pressions économiques. Les responsables locaux y voient une avancée significative susceptible de réduire les tensions sociales et d’améliorer le climat professionnel au sein des services municipaux. Les autres composantes de cette aide financière englobent plusieurs volets sociaux et structurels. Ainsi, 52,7 milliards de centimes sont destinés à l’intégration sociale, tandis que 50 milliards de centimes sont réservés au fonctionnement des cantines scolaires.
Par ailleurs, une enveloppe de 100 milliards de centimes est consacrée à la compensation dite de « moins-value fiscale », liée aux déductions sur les recettes des impôts locaux. Enfin, une dotation de 600 millions de centimes est allouée au titre de la péréquation, dans un cadre solidaire visant à soutenir les établissements scolaires. Ces annonces ont largement occupé les débats de la session, présidée par le président de l’Assemblée populaire communale, Allouche Amine, qui a insisté sur le caractère stratégique de ces transferts financiers.
Selon lui, ces ressources arrivent à un moment crucial pour garantir l’équilibre budgétaire de la commune et permettre la continuité des services publics, tout en soutenant les politiques sociales locales destinées aux catégories les plus fragiles. Au-delà de l’aspect financier, les élus ont également examiné plusieurs dossiers administratifs et techniques inscrits à l’ordre du jour. Parmi eux figurait la finalisation du découpage administratif de la commune d’Oran, un dossier encadré par les dispositions complémentaires d’un décret exécutif datant de 2019 et visant à améliorer l’organisation territoriale et la gestion de proximité. La session a également abordé divers marchés publics déjà conclus, notamment ceux liés à la gestion des cantines scolaires ainsi qu’à des projets relevant du développement social local.
Ces points ont donné lieu à des discussions sur la transparence des procédures et l’efficacité de l’exécution des programmes en cours. En revanche, le dossier relatif à la deuxième tranche du programme d’assainissement de Haï Fellaoucen, dans le secteur d’El Barki, n’a pas été traité lors de cette séance. Les élus ont décidé de le reporter à une prochaine session afin de permettre un examen plus approfondi des aspects techniques et financiers liés à cette opération.

Yacine Redjami

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