Oran

Aïn El Türck : l’APC en guerre contre les solariums informels sur les plages

À l’approche de la saison estivale, l’Assemblée Populaire Communale (APC) d’Aïn El Türck intensifie ses efforts pour démanteler les solariums informels qui se sont installés illégalement sur les plages de la région.

Dès cette première semaine, les services de l’APC, en collaboration avec les forces de l’ordre de la sûreté de daïra, ont lancé une vaste opération visant à rétablir l’ordre public et à garantir l’accès gratuit aux plages pour tous les estivants.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte où l’afflux de vacanciers sur les plages suscite l’intérêt croissant des gérants de solariums non autorisés. Ces derniers profitent de la situation en imposant des tarifs élevés pour l’utilisation d’équipements de plage tels que chaises, parasols et tables, souvent sous la menace de refuser l’accès à ceux qui ne s’y conforment pas. Une pratique illégale qui, selon les autorités, est fortement réprimandée par la loi et qui compromet l’esprit de convivialité et de partage que devraient incarner les espaces publics. La problématique des solariums informels soulève des questions essentielles sur la gestion des espaces publics en période estivale. Les plages, considérées comme des biens communs, devraient être accessibles à tous sans coût supplémentaire. Toutefois, l’aspect financier est souvent un facteur déterminant pour les gérants de ces installations non régulées, qui voient dans la saison estivale une opportunité lucrative. Les autorités locales expliquent que cette campagne vise non seulement à préserver l’ordre public, mais aussi à protéger les droits des citoyens. « Nous voulons garantir un accès libre et gratuit aux plages. Les estivants ne devraient pas être contraints de payer pour profiter de la mer et du soleil », a déclaré un responsable de l’APC. L’opération de démantèlement des solariums informels s’annonce délicate. Les gérants de ces structures, souvent bien ancrés sur le terrain, tentent de contourner les lois en place et de s’adapter aux actions des autorités. Des stratégies de résistance s’organisent, et certains contrevenants n’hésitent pas à revendiquer leur droit d’exercer une activité qu’ils considèrent comme une nécessité économique. Pour les familles, la menace de se voir refuser l’accès ou l’installation sur un lieu désiré de la plage, devient un sujet de préoccupation. « Nous venons ici pour profiter de nos vacances, pas pour nous battre avec des gérants qui veulent nous faire payer pour des chaises et des parasols », déplore un vacancier. Face à cette situation, il devient primordial de trouver un équilibre entre la régulation des activités sur les plages et la préservation des droits des citoyens. Les autorités doivent également envisager des solutions alternatives, telles que l’aménagement de zones spécifiques où des équipements de plage pourraient être mis à disposition de manière légale et à un coût raisonnable.
La saison estivale qui s’annonce à Aïn El Türck sera donc marquée par cette lutte contre les solariums informels. Les efforts déployés par l’APC et les forces de l’ordre témoignent d’une volonté de préserver l’intégrité des espaces publics tout en garantissant un accès équitable à tous. Les estivants, pour leur part, espèrent pouvoir profiter de l’été en toute sérénité, sans être confrontés à des abus ou à des frais injustifiés.

Karim Bennacef

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