
Santé, start-up et biodiversité : d’importants dossiers sur la table du Gouvernement
Le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, a présidé, hier, une réunion du Gouvernement consacrée à plusieurs dossiers stratégiques touchant aux secteurs de la santé, de l’innovation et de l’environnement.
Les travaux ont notamment porté sur la présentation de communications relatives à la carte sanitaire nationale et au développement d’un écosystème intégré des start-up, ainsi que sur l’examen des projets de la Stratégie et du Plan d’action nationaux pour la biodiversité (SPANBA 2025-2030), selon un communiqué des services du Premier ministre.
Lors de cette réunion, le Gouvernement a entendu une communication consacrée à la carte sanitaire nationale, présentée comme un instrument stratégique de planification visant à garantir une répartition équilibrée de l’offre de soins à travers le territoire national et à améliorer l’accès des citoyens aux services de santé. Cette communication a permis de mettre en lumière les avancées enregistrées dans plusieurs domaines du secteur sanitaire. Les autorités ont notamment souligné les progrès réalisés en matière de développement des infrastructures de santé et de renforcement des ressources humaines, considérés comme des leviers essentiels pour améliorer la qualité des prestations médicales et répondre aux besoins croissants de la population. Les échanges ont également porté sur l’extension du réseau national de cancérologie, un chantier prioritaire destiné à rapprocher les structures spécialisées des patients et à améliorer leur prise en charge. Les efforts engagés pour renforcer les dispositifs d’urgence et les capacités d’intervention des établissements de santé ont également été mis en avant, de même que les résultats obtenus dans la lutte contre les maladies transmissibles.
Par ailleurs, le Gouvernement a examiné une communication consacrée au développement d’un écosystème intégré des start-up. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale visant à accélérer la transformation structurelle de l’économie algérienne à travers la promotion de l’innovation, le développement technologique, la diversification des sources de croissance et le renforcement de la souveraineté nationale. Dans ce contexte, un projet de plan d’action a été présenté. Celui-ci repose sur une approche progressive articulée autour de trois phases majeures : la création des start-up, leur intégration dans l’environnement économique national et leur internationalisation. Les pouvoirs publics ambitionnent, à travers cette stratégie, d’atteindre un objectif de 20.000 start-up à l’horizon 2029, confirmant ainsi leur volonté de faire de l’innovation un moteur de développement économique et de création de richesse.
La réunion a également été consacrée à l’examen des projets de la Stratégie et du Plan d’action nationaux pour la biodiversité (SPANBA 2025-2030). Ces documents ont été élaborés en cohérence avec le Cadre mondial de Kunming-Montréal adopté lors de la quinzième Conférence des Parties (COP15) à la Convention sur la diversité biologique. Selon le communiqué, cette stratégie s’inscrit dans le cadre des engagements internationaux de l’Algérie en matière de protection de la biodiversité et de développement durable. Elle vise à renforcer le dispositif national de préservation des ressources naturelles à travers un ensemble de mesures destinées à stopper et inverser la dégradation des écosystèmes, à protéger les espèces menacées et à restaurer les milieux naturels dégradés. Le projet prévoit également la valorisation durable des services écosystémiques, considérés comme un élément essentiel pour concilier développement économique, préservation de l’environnement et amélioration de la qualité de vie des populations.
La stratégie nationale pour la biodiversité 2025-2030 met en outre l’accent sur l’intégration des enjeux liés à la biodiversité dans les différentes politiques sectorielles. Elle prévoit également le renforcement de la gouvernance environnementale ainsi qu’une plus grande implication des collectivités locales, de la société civile et des acteurs économiques dans les efforts de préservation du patrimoine naturel national.
Mohand S



