EDITO

L’Algérie, un vecteur d’espoir

La zone industrielle de Farcha à N’Djamena, a été le théâtre d’une séquence historique, illustrant un bel épisode de coopération intra-africaine. Le Premier ministre Sifi Ghieb a procédé au lancement officiel du projet de construction d’une centrale électrique de 40 mégawatts. Cet événement n’est pas seulement la signature d’un jalon technique, mais aussi un symbole fort de la coopération sud-sud, de l’engagement commun pour le développement durable et de la volonté d’assurer un avenir énergétique plus fiable pour la capitale tchadienne.
Ce projet, piloté par Sonelgaz International, s’inscrit dans une stratégie plus large visant à répondre à la demande croissante en électricité dans la région. La mise en service de cette centrale constitue une réponse immédiate aux défis de sécurité d’approvisionnement tout en renforçant la résilience du réseau électrique de N’Djamena. Cet acte de solidarité n’est pas un fait isolé, puisque la même infrastructure a été récemment inaugurée à Niamey, au Niger. Ces opérations de partenariat sont financées par l’Agence algérienne de coopération internationale. Cela témoigne de la solidarité entre l’Algérie et les pays du Sahel. La réalisation de ces projets implique une organisation rigoureuse. Et l’important est de permettre aux Tchadiens de gérer eux même cette importante installation énergétique. Aussi, la formation de 12 agents tchadiens à l’exploitation et à la maintenance des turbines à gaz, effectuée en Algérie, illustre la volonté de transférer des compétences et de renforcer les capacités locales.
Les échéances clés du projet tchadien sont planifiées avec précision. Signe d’une maîtrise, désormais acquise par Sonelgaz International. Cette entreprise qui jouit d’une expertise de standard internationale a débuté les travaux d’installation à l’été, avec une mise en service avant la fin de l’année. Des délais ambitieux qui témoignent de la détermination des partenaires à concrétiser rapidement cette vision commune.
Au-delà de ses aspects techniques, cette initiative symbolise un engagement politique fort. Elle reflète la volonté du Président Tebboune de contribuer à la stabilité et au développement des pays partenaires, tout en renforçant la coopération avec l’ensemble des pays de la région du Sahel. Les deux centrales, nigérienne et tchadienne, ne seront pas seulement une source d’énergie, mais un vecteur de stabilité sociale et économique, en permettant aux Etats de répondre à leurs besoins énergétiques croissants, de soutenir leurs industries et d’améliorer la qualité de vie de leurs citoyens.
La démarche algérienne incarne une vision généreuse d’un avenir où l’énergie devient un levier de développement, d’intégration et de prospérité partagée. Un vrai symbole d’espoir et de progrès pour toute la région sahélienne.

Par Nabil.G

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