EDITO

Violence insoutenable à Ghaza

Le vendredi noir dans la bande de Ghaza témoigne une fois de plus de la brutalité et de l’inhumanité des conflits qui ravagent cette région depuis des décennies. Douze Palestiniens, dont deux femmes, ont été arrachés à la vie dans ce qui constitue une nouvelle étape tragique dans cette spirale de violence. Ces pertes humaines s’ajoutent à une série d’attaques meurtrières menées par l’entité sioniste, qui continue d’exercer une pression insoutenable sur la population civile de Ghaza.
Les événements se sont concentrés principalement dans le camp de réfugiés de Nuseirat, où un drone sioniste a ciblé un rassemblement lors du passage du cortège funèbre d’un martyr, provoquant la mort de sept Palestiniens et blessant au moins 19 autres. Ce massacre, survenu alors que la douleur collective était déjà à son comble, souligne la brutalité de la stratégie israélienne dans cette région. La mort d’une palestinienne de 49 ans dans la zone d’Al-Kanis, ainsi que celle d’un homme de 37 ans dans le nouveau camp de Nuseirat, illustrent la constance des opérations militaires et leur impact dévastateur sur la population civile.
Les frappes aériennes ne se limitent pas à des ciblages précis. Elles touchent aussi des zones civiles, école comprise, comme en témoigne la mort d’une autre femme à Beit Lahia. Ces attaques indiscriminées accentuent la vulnérabilité des civils et alimentent une colère légitime face aux violences qui s’abattent quotidiennement sur Ghaza.
Ce qui ressort de ces événements, c’est la répétition d’un cycle de violence qui ne cesse de s’enraciner. La mort de ces douze Palestiniens n’est pas un drame isolé mais le reflet d’une entreprise génocidaire assumée par l’entité sioniste. Chaque nouveau massacre éloigne la Palestine d’une solution pacifique. Et, disons-le, pareille perspective ne figure pas sur l’agenda du gouvernement fasciste de Netanyahou. L’armada militaire poursuivra son escalade indéfiniment. C’est cela son ADN, à moins que la communauté internationale prenne effectivement conscience de ce qui se trame en Palestine. L’acharnement militaire contre les civils palestiniens et libanais relève d’une volonté de casser l’axe de la résistance. Mais les généraux génocidaires savent que pour en finir avec un peuple courageux, il faut le massacrer jusqu’au dernier. Objectivement cela est impossible, mais les Netanyahou et compères espèrent visiblement rééditer les entreprises occidentales en Amérique et en Océanie.
Mais, comme pour tous les génocides, la mémoire de ces martyrs ne s’effacera pas. L’Histoire lui rappellera chaque victime innocente massacrée sur l’autel d’une idéologie criminelle et génocidaire.

Par Nabil.G

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