
Lutte contre l’anarchie urbaine à Aïn El Türck : le foncier ne doit pas entraver les projets d’utilité publique
Les habitants de cette localité, soucieux de leur cadre de vie, soulignent l’importance d’une action rapide pour éradiquer le désordre qui règne dans les rues, surtout lors des jours de marché. Ce désordre, alimenté par des commerçants informels, entrave non seulement la circulation des piétons et des véhicules, mais nuit également à l’image de la ville.
La détermination des pouvoirs publics a déjà été mise à l’épreuve à travers la récupération de l’assiette foncière de 5 hectares pour la gare routière, une tâche ardue qui a nécessité une forte volonté politique. C’est à cette même détermination qu’il est fait appel pour créer le nouveau marché de proximité tant réclamé lui aussi par la population et dont l’emplacement le plus approprié de l’avis des citoyens et des observateurs locaux, serait celui de l’ancienne cave agricole, relevant du patrimoine agricole communal et jouxtant la nouvelle gare routière. Un investissement utile, qui mettrait, d’une part, fin à l’anarchie provoquée chaque jeudi en milieu urbain. Et de l’autre, désengagerait définitivement le centre de la ville où s’est créé un marché de proximité devenu aujourd’hui informel, comme en attestent les nombreuses opérations de l’APC en collaboration avec les services de la sûreté de daïra, pour la libération des trottoirs publics et des routes notamment les rues Zitouni Miloud et Al-Qods au centre-ville. Des opérations qui sont régulièrement menées et semblent ne plus en finir, après constatation de la récidive dans l’occupation des trottoirs et des routes devant les citoyens et les voitures, ainsi que l’entrave à la circulation des piétons par la plupart des commerçants qui exposent leurs marchandises en dehors des magasins, ainsi que certains commerçants non autorisés.
Seule , une décision volontaire , la même qui a été engagée par les pouvoirs publics pour booster de vieux projets, d’en relancer certains, d’en réinscrire d’autres, rattraper les retards cumulés et combler le manque d’action des assemblées locales qui se sont succédé à la tête des assemblées communales allant de Mers El Kébir à El Ançor en passant par le chef-lieu Aïn El Türck et Bousfer, est salutaire pour régler définitivement la problématique de l’anarchie urbaine. Et les exemples n’en manquent pas, des projets vieux de plusieurs décennies, croupissaient dans les tiroirs, à l’instar du port de plaisance ou de pêche que reprogramment les pouvoirs publics, de l’embarcadère de Cap Falcon, décrié en son temps, un projet budgétivore mort-né , au même titre que la Zone d’extension touristique, un autre fiasco, qui a perduré durant plus de 30 années avant qu’il ne soit ressuscité sur concours des décideurs, pour ne citer que ces cas-là. En conclusion, la création de ce marché de proximité représente non seulement une nécessité économique pour les commerçants locaux, mais également une réponse à l’anarchie qui perturbe la quiétude de la ville. Bien situé, il permettrait de centraliser ses activités commerciales dans un cadre organisé. Les opérations menées par l’APC en collaboration avec les services de sûreté pour libérer les trottoirs et les routes de l’occupation illégale témoignent d’un besoin urgent d’un cadre légal pour le commerce. Il est temps pour les pouvoirs publics d’agir avec détermination et rapidité pour mettre fin à l’anarchie urbaine à Aïn El Türck. La création d’un marché de proximité ne doit pas être une promesse en l’air, mais une réalité tangible qui répond aux besoins des habitants. Aïn El Türck mérite une planification urbaine réfléchie, qui allie développement économique et respect de l’espace public. Les citoyens, quant à eux, sont prêts à soutenir ces initiatives, espérant un avenir plus structuré et harmonieux pour leur ville.
Karim Bennacef



