Oran Aujourd'hui
Extensions du tramway, parkings et mobilité urbaine : les éléments d’un même projet de modernisation urbaine
Extensions du tramway, parkings et mobilité urbaine : les éléments d’un même projet de modernisation urbaine
Oran change. Les opérations de remise en ordre de l’espace public, de réhabilitation des façades, de lutte contre les occupations anarchiques et de traitement du vieux bâti traduisent une volonté nouvelle des autorités locales de reprendre en main une ville longtemps confrontée à des dysfonctionnements multiples. Cette dynamique mérite d’être saluée. Mais elle pose aussi une question essentielle: peut-on réellement réorganiser la ville sans régler, en même temps, le problème de sa mobilité ? La question des extensions du tramway revient aujourd’hui au premier plan. Plusieurs projets, longtemps bloqués ou différés, doivent permettre de mieux desservir les nouveaux pôles urbains, notamment vers Bir El Djir, Belgaïd ou l’aéroport.
L’idée d’une meilleure interconnexion entre les différents modes de transport constitue désormais une nécessité et non plus une simple option. Car Oran ne peut continuer à s’étendre spatialement tout en conservant une organisation des déplacements conçue pour une ville beaucoup moins étendue. Le développement périphérique a déplacé les équilibres urbains.
Les flux quotidiens se multiplient, les axes se saturent, les stationnements sauvages se développent et les automobilistes consacrent une part croissante de leur temps à chercher où circuler et où garer leur véhicule. Le tramway ne réglera évidemment pas tout. Encore faut-il penser les extensions avec les parkings-relais, les lignes de bus, les taxis, les cheminements piétons et les futures politiques de stationnement.
Sans cette complémentarité, chaque infrastructure risque de fonctionner en vase clos. Une véritable politique de mobilité doit permettre de laisser sa voiture en périphérie, de rejoindre rapidement le centre en transport collectif et de préserver les quartiers historiques d’une pression automobile devenue difficilement compatible avec leur sauvegarde. C’est ici que la question des parkings rejoint directement celle du patrimoine. Le centre ancien ne pourra retrouver son attractivité si chaque rue demeure transformée en espace de stationnement improvisé. Mais inversement, vouloir dégager les rues sans offrir de solutions alternatives ne fera que déplacer le problème.
Oran connaît déjà les conséquences de cette absence de vision globale. Les efforts engagés pour retrouver le charme du centre-ville, harmoniser les façades et lutter contre les occupations anarchiques constituent des avancées importantes. Mais le patrimoine urbain ne se restaure pas seulement par des opérations ponctuelles. Il faut une stratégie durable associant circulation, stationnement, habitat, commerce, espaces publics et restauration architecturale. Le long parcours du dossier de réhabilitation de Sidi El Houari et du vieux bâti illustre malheureusement les limites d’une gestion encore trop souvent fragmentée.
Les contraintes juridiques, techniques et foncières sont réelles. Les besoins de relogement sont considérables. Les expertises prennent du temps. Mais la complexité ne peut devenir une justification permanente au retard. Les risques d’effondrement et les dégradations du patrimoine rappellent régulièrement le prix de l’attentisme. Oran dispose aujourd’hui d’une occasion de rompre avec les tâtonnements.
Les extensions du tramway, les parkings et la réhabilitation du patrimoine doivent être pensés comme les éléments d’un même projet urbain.
C’est à cette condition que la remise en ordre engagée pourra dépasser le stade des interventions successives et devenir une véritable politique de ville. La métropole oranaise n’a plus besoin de nouveaux reports. Elle a besoin d’un calendrier, d’une coordination et surtout d’une vision.
L’idée d’une meilleure interconnexion entre les différents modes de transport constitue désormais une nécessité et non plus une simple option. Car Oran ne peut continuer à s’étendre spatialement tout en conservant une organisation des déplacements conçue pour une ville beaucoup moins étendue. Le développement périphérique a déplacé les équilibres urbains.
Les flux quotidiens se multiplient, les axes se saturent, les stationnements sauvages se développent et les automobilistes consacrent une part croissante de leur temps à chercher où circuler et où garer leur véhicule. Le tramway ne réglera évidemment pas tout. Encore faut-il penser les extensions avec les parkings-relais, les lignes de bus, les taxis, les cheminements piétons et les futures politiques de stationnement.
Sans cette complémentarité, chaque infrastructure risque de fonctionner en vase clos. Une véritable politique de mobilité doit permettre de laisser sa voiture en périphérie, de rejoindre rapidement le centre en transport collectif et de préserver les quartiers historiques d’une pression automobile devenue difficilement compatible avec leur sauvegarde. C’est ici que la question des parkings rejoint directement celle du patrimoine. Le centre ancien ne pourra retrouver son attractivité si chaque rue demeure transformée en espace de stationnement improvisé. Mais inversement, vouloir dégager les rues sans offrir de solutions alternatives ne fera que déplacer le problème.
Oran connaît déjà les conséquences de cette absence de vision globale. Les efforts engagés pour retrouver le charme du centre-ville, harmoniser les façades et lutter contre les occupations anarchiques constituent des avancées importantes. Mais le patrimoine urbain ne se restaure pas seulement par des opérations ponctuelles. Il faut une stratégie durable associant circulation, stationnement, habitat, commerce, espaces publics et restauration architecturale. Le long parcours du dossier de réhabilitation de Sidi El Houari et du vieux bâti illustre malheureusement les limites d’une gestion encore trop souvent fragmentée.
Les contraintes juridiques, techniques et foncières sont réelles. Les besoins de relogement sont considérables. Les expertises prennent du temps. Mais la complexité ne peut devenir une justification permanente au retard. Les risques d’effondrement et les dégradations du patrimoine rappellent régulièrement le prix de l’attentisme. Oran dispose aujourd’hui d’une occasion de rompre avec les tâtonnements.
Les extensions du tramway, les parkings et la réhabilitation du patrimoine doivent être pensés comme les éléments d’un même projet urbain.
C’est à cette condition que la remise en ordre engagée pourra dépasser le stade des interventions successives et devenir une véritable politique de ville. La métropole oranaise n’a plus besoin de nouveaux reports. Elle a besoin d’un calendrier, d’une coordination et surtout d’une vision.
— Par S.Benali