EDITO

L’émergence n’est pas un mot creux

L’émergence n’est pas un mot creux

Les récentes annonces de dirigeants de constructeurs automobiles mondiaux présagent la fin de la crise de l’automobile en Algérie à l’horizon 2030. Le même constat est également à faire en ce qui concerne les pièces de rechange et les pneumatiques. Cette échéance, certainement très attendue pour les citoyens, est également synonyme de démarrage effectif de l’industrie automobile en Algérie avec tout ce que cela suppose en matière de dynamique économique positive pour le pays. 2030, c’est également l’année d’entrée en production des trois méga gisements, de fer, de phosphate et de zinc. La même année est aussi celle de la vitesse de croisière qu’atteindront les exploitations agricoles dans le grand sud. Tous ces dossiers sont donc conclus et ne reste que la mise en branle effective de la machine économique, avec ses dividendes positives sur la vie quotidienne des Algériens. La conclusion de ces projets sont autant de grandes victoires pour les cadres de l’Agriculture, de l’Industrie et de l’administration centrale qui ont planché sur cet ensemble d’importants projets qu’on croyait illusoire, il y a de cela quelques années seulement. Ne nous trompons pas. Ce ne sont pas des chantiers épars sans lien entre eux. Il s’agit d’une stratégie globale et pensée, dédiée à parvenir à une diversification économique réelle.
L’opinion publique nationale a suivi avec intérêt chaque séquence de feuilleton économique du pays. Et à aucun moment ce ne fut des paroles en l’air. Le train Oran-Gara Djebilet existe bel et bien, celui de Bled EL Hedba-Annaba sera réceptionné l’année prochaine, l’immense zone industrielle de Bechar commence à recevoir les premières usines de transformation du minerai ferreux, le complexe Baladna a lancé les premières opérations de recrutement de 1000 employés. Ce ne sont donc pas des dessins tirés sur la comète, mais bel et bien des faits constatés sur le terrain, au même titre que les usines de pièces détachées, de pneus et beaucoup d’autres dans de multiples filières industrielles.
Cela pour dire que la stratégie de relance de l’industrie nationale ne s’arrête pas à ces deux ou trois projets, furent-ils gigantesques. Tout le monde devrait savoir, à ce propos, que dans peu de temps, l’Algérie produira les principes actifs des médicaments, confirmant ainsi une totale intégration de la chaîne des valeurs de l’industrie pharmaceutique. Il serait long de compter tous les projets industriels structurants actuellement en phase de réalisation ou d’étude en Algérie. Tous n’entreront pas en activité en 2030, il est, cependant, entendu qu’au plan de sa diversification économique, l’Algérie n’est plus à son coup d’essai, mais s’est effectivement mise sur la rampe de lancement. Cela pour dire que l’émergence n’est, en rien un mot creux. Il exprime une réalité tangible. Il reste maintenant à ne pas gaspiller des nouveaux acquis. Et c’est là une autre mission, et elle est plus qu’importante.
— Par Nabil.G

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page