
Indemnisations, protection civile, Hadj, agriculture : les instructions du Président
Plusieurs dossiers ont été abordés, ce dimanche par le Conseil des ministres, dont celui des indemnisation des citoyens touchés par les incendies de cette été. Le président de la République a salué le rythme soutenu avec lequel ont été menées les opérations. Il a ordonné le parachèvement du reste des opérations d’indemnisation, le cas échéant, indique un communiqué du Conseil des ministres. «Cet élan de solidarité populaire et gouvernementale ait contribué, un tant soit peu, à atténuer l’impact de l’épreuve qui a frappé nos concitoyens dans certaines wilayas de notre chère patrie, et démontré que leur Etat s’est tenu et se tiendra toujours à leurs côtés», a déclaré le Président Tebboune.
Les combattant du feu ont été présents lors de ce Conseil en ce sens que le Président a ordonné une revalorisation globale des salaires dans le secteur de la Protection civile et la révision de leur statut particulier, estimant que «le moment est venu de revoir leur statut particulier, au regard du changement climatique en cours dans le monde et des risques majeurs auxquels font désormais face les éléments de la Protection civile». Le président de la République a ordonné «une revalorisation globale des salaires dans le corps de la Protection civile à travers la révision des points indiciaires et la révision de la grille des grades en tenant compte des spécificités de ce corps et de la classification des missions des personnels administratifs et opérationnels», rapporte le communiqué de la présidence de la République. De plus, le chef de l’Etat a souligné l’importance de procéder à «la révision technique et technologique des moyens et équipements d’intervention sur le terrain, avec l’acquisition d’appareils modernes et la mise en place d’un plan pour leur renouvellement, la création de points et centres de surveillance, en collaboration avec le ministère de l’Agriculture».
Sur le dossier de la gouvernance, le président de la République a ordonné l’élaboration d’un décret présidentiel «portant sur le plan d’interopérabilité numérique sécurisée et les missions des instances et institutions sectorielles concernées, ainsi que leur représentation, sous la supervision de Madame la Haut-commissaire à la numérisation», note la même source. Il a également ordonné que cette interopérabilité couvre aussi les wilayas, afin de «permettre l’enregistrement des données locales avec davantage de fluidité, tout en assurant une protection maximale des données des citoyens», ajoute le communiqué.
Concernant le secteur de l’agriculture, le chef de l’Etat a instruit le gouvernement à l’effet de préparer une loi d’orientation agricole plus efficace, prévoyant des «mécanismes permettant d’affecter les superficies cultivées aux cultures annuelles en fonction des besoins, dans le but de réduire les importations et de s’orienter davantage vers l’autosuffisance dans le secteur», lit-on dans le communiqué du Conseil des ministres. Le président de la République a ordonné au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche d’ «élaborer un bulletin mensuel» et de «charger les walis d’assurer un suivi rigoureux, afin de déterminer les niveaux et volumes de production des différentes variétés de céréales, notamment le blé tendre et le blé dur».
Le président de la République a souligné, dans ce sens, l’importance de «revoir le rôle de l’OAIC et des instituts spécialisés du secteur de l’agriculture pour améliorer leurs performances et les moderniser et lutter contre toutes les formes de dérives dans le secteur de l’agriculture, du développement rural et de la pêche» et de «lancer un programme national de cartographie et d’étude des sols, en coordination avec les laboratoires, pour déterminer et classifier la nature des terres agricoles dans toutes les zones cultivées et de s’orienter vers l’utilisation des eaux usées dans l’irrigation pour en finir avec la mentalité de la dépendance totale aux précipitations, avec l’impératif de labourer et de préparer la terre en toutes circonstances, sachant que le secteur de l’irrigation vise à récupérer 60% des eaux usées», précise le communiqué.
Enfin, le chef de l’Etat a décidé de contribuer aux frais du Hadj en fixant son coût à 82 millions de centimes pour l’ensemble des pèlerins, après la hausse d’environ 7 millions de centimes enregistrée cette saison, indique un communiqué du Conseil des ministres.
Anissa Mesdouf



