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Le premier défi à relever

La campagne électorale pour les législatives du 2 juillet prochain a débuté hier. Conscients de l’importance de cette échéance électorale, ce sont les chefs de partis qui se sont engagés personnellement, en ce premier jour, dans l’arène. De Djanet à Timimoune en passant par Bouira, Alger ou Constantine, les leaders politiques sont allés prêcher la bonne parole et convaincre de la solidité et de l’ambition de leurs programmes respectifs.
Le chemin est encore long et les paris restent ouverts dans une élection où rien n’est acquis d’avance. Même les grosses cylindrés savent que cette fois il s’agit de tout reprendre et de tout faire pour mériter le choix et les voix des électeurs. Dans une élection ouverte et soumise à une rigueur organisationnelle et respectueuse des lois de la République, seul le terrain pourra trancher entre les programmes des uns et des autres.
Et sur le terrain, il s’agit de répondre aux attentes de plusieurs couches sociales. Il faut savoir parler aux jeunes, leur ouvrir les perspectives, être à l’écoute des attentes de femmes, améliore le pouvoir d’achat, donner de nouvelles perspectives aux catégories vulnérables.
Tout un programme, auquel il faut ajouter des contributions fiables et réalistes pour booster l’économie nationale et améliorer les rendements de tous les secteurs névralgiques, comme l’agriculture, l’industrie, le transport, mais aussi améliorer le secteur des services en réformant l’administration et mener une lutte acharnée contre la corruption.
Convaincre l’électeur est loin d’être une tache aisée. Il s’agit de trouver les bons mots et d’avoir une vision ciblée et juste pour faire adhérer un maximum de votants à ses idées et ambitions. Choisir une liste, opter pour un nom ne peut venir de la seule chance. Les Algériens aujourd’hui, dans leur écrasante majorité, ont un niveau d’instruction très élevé et sont plus exigeants que par le passé.
Chaque voix compte, et cette campagne électorale sera à coup sur éprouvante et longue. Dans une compétition où tous les prétendants partent à chance égale, il s’agit de ne pas se cacher derrière les acquis du passé, mais de remettre tout à plat et de faire le maximum pour avoir sa place, d’abord dans le parlement, et pourquoi pas pouvoir décrocher la majorité. Mais en ces premiers jours de campagne, il s’agit pour tous les partis et les prétendants de convaincre les électeurs d’aller en masse aux bureaux de vote. Et c’est peut-être là, le premier défi qu’il s’agit de relever.

Par Abdelmadjid Blidi

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