
Réformes scolaires 2026-2027 : les précisions du ministre de l’Education nationale
Le ministre de l’Éducation nationale, Mohammed Seghir Sadaoui, a présenté, jeudi à Alger, les principales nouvelles dispositions pédagogiques prévues pour l’année scolaire 2026-2027. Lors d’une conférence de presse tenue au siège du ministère, M. Sadaoui a précisé que ces mesures ont été adoptées dans le cadre des efforts du secteur pour « rehausser la qualité de l’enseignement et d’assurer une meilleure formation aux élèves ». Il a souligné que ces dispositions ont été « accueillies avec une grande satisfaction au sein de la communauté éducative ».
Le ministre a indiqué que ces mesures concernent l’ensemble des trois cycles d’enseignement. Au niveau du cycle primaire, les programmes ont été simplifiés et le contenu de certaines matières a été révisé pour intégrer de nouvelles connaissances. L’enseignement de l’anglais a également été renforcé, considéré comme une langue internationale couvrant tous les domaines, avec une introduction dès la troisième année primaire, tandis que l’enseignement du français commencera à partir de la quatrième année, conjointement avec l’anglais.
À ce sujet, M. Sadaoui a expliqué que « la demi-heure du volume horaire auparavant allouée au français en troisième année primaire sera réaffectée à l’enseignement des mathématiques ».
Pour le cycle moyen, peu de changements majeurs sont prévus, si ce n’est le renforcement de l’enseignement de l’anglais, notamment par une augmentation de son volume horaire et une revalorisation de son coefficient. La majorité des nouveautés concerne l’enseignement secondaire, avec un réaménagement de certaines matières afin de mieux répondre aux exigences d’apprentissage et aux particularités des filières.
Dans ce contexte, le ministre a affirmé qu’« aucune matière ne sera supprimée », et que l’élève poursuivra l’étude de toutes les matières précédemment enseignées. Il a ajouté que « le système du tronc commun sera maintenu », avec « l’élargissement du volume horaire des matières fondamentales dans chaque filière en classes terminales, dans le but d’accorder à l’élève davantage de temps pour les travaux pratiques et de mieux soutenir leur spécialité future au niveau universitaire ».
Concernant les matières non fondamentales, qui ne déterminent pas l’orientation universitaire de l’élève, elles seront axées sur « l’acquisition des connaissances » et seront programmées en première et deuxième années, ce qui permettra aux élèves de terminale de consacrer plus de temps aux matières essentielles, a précisé le ministre. En ce qui concerne l’examen du baccalauréat, il a assuré que « l’épreuve portera sur l’ensemble des matières dispensées en 3e année secondaire ». Pour conclure, M. Sadaoui a souligné que le ministère met l’accent sur « l’approfondissement de la formation dans les connaissances scientifiques et techniques tout en préservant l’identité nationale ».
Anissa Mesdouf



