
Algérie-Afrique du Sud : nouvelles perspectives de coopération dans les hydrocarbures
Cette visite en Algérie de la délégation sud-africaine vise à consolider la coopération et le partenariat entre les deux pays dans le domaine des hydrocarbures, a indiqué le ministère dans un communiqué. Selon un communiqué du ministère du secteur, cette rencontre s’est déroulée en présence du directeur général des Hydrocarbures au ministère, Mourad Beldjehem, ainsi que de plusieurs cadres du département ministériel. La délégation sud-africaine est composée de responsables relevant du ministère des Ressources minérales et pétrolières, ainsi que de représentants de la Société nationale pétrolière d’Afrique du Sud (SANPC) et de l’Agence sud-africaine du pétrole (PASA). Sa visite en Algérie s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre d’une « vision stratégique » fondée sur le renforcement de la coopération Sud-Sud, tout en consolidant les liens historiques et le partenariat stratégique qui unissent l’Algérie et l’Afrique du Sud.
Selon le ministère des Hydrocarbures, cette visite intervient également dans le prolongement des conclusions de la visite d’Etat effectuée en Algérie par le président de la République d’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, à l’invitation du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Elle constitue, en outre, une étape dans la mise en œuvre des discussions officielles engagées entre le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, et son homologue sud-africain, traduisant ainsi la volonté des deux parties de donner un contenu concret aux orientations arrêtées au plus haut niveau concernant le développement de la coopération bilatérale.
Durant une semaine, la délégation sud-africaine doit participer à un programme comprenant plusieurs réunions de travail intensives ainsi que des ateliers consacrés aux échanges techniques avec les différentes institutions et structures algériennes activant dans le secteur des hydrocarbures. Le programme prévoit notamment des rencontres avec le groupe Sonatrach, l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT), l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH) et l’Institut algérien du pétrole (IAP). Ces rencontres devront permettre aux deux parties de présenter leurs expériences respectives, d’identifier les domaines susceptibles de faire l’objet d’une coopération accrue et d’examiner les perspectives de développement de projets communs dans un secteur considéré comme stratégique pour les économies des deux pays.
Les workshops et réunions programmés porteront ainsi sur les différents maillons de la chaîne de valeur des hydrocarbures, depuis la recherche et l’exploration jusqu’au développement des gisements, en passant notamment par le raffinage, la pétrochimie et la commercialisation du gaz naturel liquéfié (GNL). L’objectif est de favoriser un échange d’expériences et d’expertises dans ces différents domaines, mais également de permettre aux représentants sud-africains de mieux connaître l’expérience algérienne dans la gestion et le développement des activités liées aux hydrocarbures.
Vers un partenariat entre Sonatrach et la SANPC
La visite permettra également d’examiner les possibilités de mettre en place un partenariat stratégique et commercial entre le groupe Sonatrach et la Société nationale pétrolière d’Afrique du Sud (SANPC). Cette perspective constitue l’un des principaux axes de la coopération envisagée entre les deux parties, à travers l’identification d’opportunités concrètes de collaboration et le développement de relations plus étroites entre les deux compagnies nationales. Les discussions devront notamment porter sur les possibilités de coopération dans les différentes activités de la chaîne de valeur des hydrocarbures, en fonction des intérêts et des compétences des deux entreprises. Au-delà de la coopération entre les entreprises, les échanges prévus durant cette visite accordent également une place importante au renforcement des relations institutionnelles entre les deux pays. Dans ce cadre, les représentants sud-africains auront l’occasion d’échanger avec les responsables et experts algériens sur les mécanismes d’organisation et de régulation du secteur des hydrocarbures, ainsi que sur les cadres juridiques et réglementaires régissant les activités pétrolières et gazières en Algérie.
La coopération avec l’Agence sud-africaine du pétrole (PASA) figure également parmi les axes importants du programme. Les deux parties prévoient notamment de renforcer l’échange d’expertises et de partager leurs expériences en matière de réglementation et d’organisation des activités pétrolières. Les représentants de la délégation sud-africaine pourront ainsi prendre connaissance du cadre juridique algérien applicable aux hydrocarbures, notamment des dispositions visant à faciliter le développement des activités du secteur et à attirer les investissements. Les discussions porteront également sur le rôle joué par l’ALNAFT et l’ARH dans l’organisation, la régulation et le développement des activités liées aux hydrocarbures, ainsi que dans la promotion des investissements dans le secteur. Le volet consacré à la formation et au développement des compétences occupera, par ailleurs, une place majeure dans le programme de coopération. Les deux parties souhaitent accorder une attention particulière au partage des connaissances, au renforcement des capacités humaines et au transfert de technologies. Dans ce domaine, l’Institut algérien du pétrole (IAP) constitue un acteur central, compte tenu de son expérience en matière de formation spécialisée et de développement des compétences dans les métiers liés aux hydrocarbures.
Mohand S



