Routes de liaison en attente : le chaînon manquant de Mers El-Kébir
Le projet de réalisation de routes de liaison de la partie haute de Mers El-Kébir à partir de la voie d’évitement de du chef lieu de la commune se fait toujours attendre. On se souvient que cette opération était prévue et logiquement inscrite dans le plan d’aménagement du réseau routier et autoroutier local. Après la mise en service de la liaison autoroutière reliant la RN 2 à la Corniche supérieure, ce besoin de plus en plus ressenti par les usagers est devenu une nécessité pour assurer la décongestion et la fluidité du trafic, notamment durant la période estivale.
L’axe routier de jonction de la route dite des Tunnels, au niveau de la base navale, devait en toute logique être ensuite connecté au reste du réseau routier, en amont et en aval. Malheureusement cette action a été abandonnée, au grand détriment des usagers et surtout des habitants de cette zone contraints à faire de longs détours à travers des chemins et pistes de déviations hasardeuses pour rejoindre leur destination. Des observateurs avisés soulignent que le grand investissement ici consentit n’est toujours pas à la hauteur de la rentabilité attendue en matière de transport et de mobilité.
Beaucoup considèrent que les travaux de confortement des talus, de drainage des eaux pluviales, et de plantation autour de l’échangeur de l’ENGOA, ne seraient encore d’aucune utilité en l’absence d’achèvement de l’aménagement de tout le réseau routier local. Un réseau, ou ce qu’il en reste, constitué surtout par des chemins vicinaux en piteux état, des tronçons de route dégradées à peine carrossables dont certains ont carrément fini par disparaitre suite a l’absence totale d’entretien et de maintenance et surtout au renoncement et au laxisme sans bornes marquant la vieille période de non-gestion des affaires communales. La direction locale des travaux publics a certes tenté il y a quelques temps de prendre en charge la réhabilitation de ce réseau local avant son raccordement au tronçon autoroutier de l’évitement de 5,5 kilomètres à partir de l’échangeur de Haï Hansal jusqu’au point d’intersection avec la Corniche supérieure.
Malheureusement, l’opération a été arrêtée à mi-chemin, curieusement stoppée au niveau du hameau dit «Douar Tiartia», alors qu’elle devait se prolonger jusqu’à la route qui monte au Fort de Santa Cruz. Entre temps, c’est toute cette ancienne petite route montagneuse entre Oran et Sainte Clotilde passant par Santa Cruz, aujourd’hui hors d’usage et non fréquentable depuis des décennies, qui reste à ce jour abandonnée, oubliée. C’est d’ailleurs une grande partie du réseau routier de la commune de Mers El-Kébir qui se trouve dans un état de dégradation alarmant.
Notamment le chemin vicinal reliant les hauteurs de Mers El-Kébir, à partir de Haï Ezzouhour au rond-point face à l’entrée de la base navale. Une route en pleine nature qui risque elle aussi, comme tant d’autres, de disparaître du paysage, faute d’entretien, et surtout d’intéressement et de motivation collective pour la protection et la préservation de nos sites naturels. Mais c’est là un autre débat…
Par S.Benali