EDITO

Une entité qui nourrit le chaos et la déstabilisation

Dans le conflit au Moyen-Orient on est toujours dans ce cas d’espèce, plutôt rare, où il n’y a ni paix ni guerre, ou aussi dans un état de paix et de guerre. Il faut dire que les choses sont fluctuantes et changeantes d’un jour à l’autre, pour ne pas dire d’une heure à l’autre. Ainsi ces derniers jours il était presque acquis, d’un côté comme de l’autre, qu’un accord était sur le point d’être signé.
Les médias internationaux en avaient même déroulé plusieurs points, avec parfois même des détails qui n’ont jamais été démentis. Jusqu’à mercredi c’était ainsi l’imminence de cet accord qui prédominait, avant que tout ne change sans la nuit de mercredi à jeudi où des attaques américaines ont ciblé des drones Iraniens, et que Téhéran n’y riposte en envoyant un missile sur une base militaire américaine.
Était-ce pour autant suffisant pour faire capoter les négociations et enterrer définitivement l’accord en gestion? Apparemment non, puisque ce même jeudi on reparlait déjà d’avancées significatives dans les négociations où un accord cadre aurait été trouvé, et un mémorandum d’accord sur un prolongement de la trêve de 60 jours aurait été trouvé. Une trêve pendant laquelle l’épineux dossier du nucléaire serait discuté. C’est ici un aspect, parmi d’autres, des hauts et des bas d’un conflit marqué par une propagande intense comme on n’en avait jamais vu auparavant.
Et pendant ce temps là, alors que tous les projecteurs sont rivés sur ce conflit, l’entité sioniste continue sans arrêt ses agressions sur le Liban où chaque jours des dizaines d’innocents, dont des enfants, sont tués. Pourtant un cessez-le-feu à été signé, mais les nouveaux barbares de ce début de millénaire continuent leur agressions, foulant au pied cette trêve qui n’existe que sur le papier.
A Ghaza aussi la même politique génocidaire se poursuit avec des tueries qui n’en finissent pas, et un blocus toujours imposé à une population civile qui meurt de soif, de faim et de manque de soins. A Ghaza on est dans ce qui est connu par les spécialistes du syndrome de la guerre longue, qui finit par sortir des radars, et tombe dans un certain désintérêt, alors que sur le terrain la sauvagerie est toujours là et les civils sont dans le dénuement le plus total avec cette menace permanente de mourir à tout moment sous les bombes de l’armée sioniste.
Ce désintérêt et ce silence ne font qu’encourager le criminel Netanyahou à aller de plus en plus loin dans sa sauvagerie et sa barbarie. Sa dernière décision renseigne sur le peu de cas que fait ce bourreau qui se croit tout permis, allant jusqu’à ordonner à son armée de tueurs de prendre le contrôle de 70% de la bande de Ghaza. Autrement dit à une nouvelle politique d’installation et de remplacement de population en faveur des sionistes au détriment des Palestiniens qui sont ainsi dépossedés de tous leurs biens et obligés de vivre sous le diktat du régime d’apartheid sioniste.

Par Abdelmadjid Blidi

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