Evênement

51e anniversaire de la création du Front Polisario : le peuple sahraoui déterminé à poursuivre son combat pour l’indépendance

L’Institut national d’études de stratégie globale (INESG) a organisé, dimanche à Alger, en collaboration avec le Centre sahraoui des études stratégiques une journée d’études intitulée « La cause sahraouie au cœur de la conscience mondiale », à l’occasion du 51e anniversaire de la création du Front Polisario mettant en avant la justesse de cette cause et l’attachement du peuple sahraoui à la lutte armée jusqu’à l’indépendance.

Dans une allocution prononcée à cette occasion, le Directeur de l’INESG, Abdelaziz Medjahed a affirmé que cette journée d’études avait pour objectif de sensibiliser l’opinion publique internationale à la justesse de la cause sahraouie et d’éveiller les consciences qui ignorent qu’il s’agissait d’une question de décolonisation.
Le Directeur de l’INESG a rappelé l’histoire du combat que mène le peuple sahraoui contre l’occupation marocaine, appelant « les consciences vivantes à se mobiliser pour mettre fin à l’occupation dans la dernière colonie en Afrique ».
Pour sa part, l’ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) en Algérie, Abdelkader Taleb Omar a souligné dans sa communication intitulée « Poursuite de la lutte », que la célébration de cet anniversaire traduisait « l’union du peuple sahraoui sous la bannière du Front Polisario, sa détermination à la libération de sa patrie et son adhésion à l’ensemble des institutions de son pays pour la liberté », insistant sur « la légalité de sa cause par la force de la loi dans tous les fora internationaux ».
La résistance sahraouie a pu, après plus d’un demi-siècle, démasquer les « lâches » tentatives de l’occupant marocain à « légaliser » l’occupation du Sahara occidental, rappelant que le makhzen n’hésitait pas à « enfreindre toutes les lois pour annexer d’autres territoires par la force, le trafic de drogues, la corruption, l’espionnage, voire la normalisation avec l’entité sioniste, en devant un de ses tentacules dans la région.
L’objectif étant d’imposer son occupation des territoires du Sahara occidental ».
Il a mis en avant que le peuple sahraoui a toujours prôné la paix, mais a été contraint de reprendre la lutte armée le 13 novembre 2020 pour arracher son droit à la liberté et à l’indépendance, insistant sur le fait que « la résistance sahraouie triomphera malgré toutes les conspirations, d’autant que les circonstances internationales actuelles vont dans ce sens avec la croissance du mouvement mondial de libération pour éradiquer les résidus du colonialisme, en l’occurrence le régime marocain et ses alliés sionistes ».
De son côté, le représentant du Front Polisario aux Nations unies et coordinateur avec la MINURSO, Sidi Mohamed Amar, a indiqué dans son intervention depuis New York , par visioconférence, sur la « Question sahraouie entre légitimité internationale et réalité politique » que « la question sahraouie traverse aujourd’hui une nouvelle étape décisive marquée par la reprise de la lutte armée depuis le 13 novembre 2020 en réponse à la violation flagrante par le Maroc de l’accord de cessez-le-feu », soulignant que l’Etat d’occupation marocain entrave l’organisation d’un référendum d’autodétermination dans un silence des Nations unies et du Conseil de sécurité, responsable du maintien de la paix et de la sécurité internationales ».

Appel à adhérer à une campagne médiatique pour sensibiliser à la question sahraouie

L’ambassadeur Sidi Amar a insisté que « la seule solution réaliste à la question sahraouie demeure l’organisation d’un référendum libre et régulier pour permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination ». Dans son intervention via la même technique depuis Istanbul, sous le titre « Rôle de l’Union africaine (UA) dans le règlement de la cause sahraouie », le président de l’Institut africain des recherches et d’étude des politiques, Mohamed Salah a mis la lumière sur l’appui dont jouit la cause sahraouie au sein de cette union, en tant que question de décolonisation, rappelant qu’elle « emprunte une voie qui apporte les solutions africaines aux problèmes africains, ainsi que le programme + Faire taire les armes+ ».
Sur « l’avenir du règlement de la cause sahraouie dans le contexte des mutations régionales et internationales actuelles, le recteur de la Faculté des sciences politiques et des relations internationales, Slimane Aradj a appelé à « intensifier les activités, à élargir et à unifier les fronts de lutte en faveur du droit du peuple sahraoui à l’indépendance », soulignant l’importance pour les organisations des droits de l’homme de démasquer les crimes de l’occupation marocaine dans les villes occupées.
Enfin, M. Aradj a abordé « l’adhésion à une campagne médiatique qui porte sur la vulgarisation de la vérité de la cause sahraouie, en tant que cause juste et de décolonisation », soulignant l’importance de renouveler le discours en ce qui a trait à la défense de la cause sahraouie, à faire barrage à l’expansion colonialiste du Maroc et à ses tentatives d’effacer l’identité sahraouie.
De son côté, Pr Ahmad Adimi a donné lecture du « livre blanc » qui contient des preuves historiques et juridiques prouvant que le Maroc n’a aucune souveraineté sur le Sahara Occidental.
Le ministre sahraoui de l’Education, de l’enseignement et de la formation professionnelle, Khatri Addouh, a également présenté le livre « Lettre à mon frère marocain » du défunt Mohamed Fadel Ismail.
A cette occasion, plusieurs conférences ont été données sur le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à disposer de ses richesses conformément aux résolutions internationales, « la crédibilité de l’ordre mondial à trouver une solution juste à la cause sahraouie » et la doctrine expansionniste du Makhzen au Maroc, ainsi que « la guerre des cartes ».
Une exposition de photos et de livres illustrant les étapes importantes de la lutte du peuple sahraoui a également été organisée .
Au terme de la journée d’études, un mémorandum d’entente visant à coopérer dans le domaine scientifique a été signé entre l’INESG et le Centre sahraoui des études stratégiques.

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