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Ligne minière Est : Djellaoui met les bouchées doubles

La longueur totale de la ligne minière Est s’élève à 422 km, dont 174 km ont déjà été réalisés, tandis que 127 km de travaux en cours devraient être achevés d’ici avril prochain, et permettra ainsi d’atteindre un total de 301 km réalisé au cours du même mois.

Le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, a donné, lundi, des instructions pour mobiliser l’ensemble des moyens matériels et humains, et renforcer la coordination entre les différents intervenants, en vue d’accélérer le rythme des travaux de réalisation de la ligne minière Est Annaba-Bled El Hadba et de la livrer dans les délais impartis, indique un communiqué du ministère. Ces instructions ont été données lors d’une réunion présidée par le ministre et consacrée au suivi de l’état d’avancement de ce projet, notamment au niveau des contournements de la ville de Tnoukla (43 km), de Dréa-Oued El Kebrit (30 km) et du port d’Annaba-Bouchegouf (54 km), précise la même source.
Cette réunion s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des instructions du président de la République émises lors de la réunion du Conseil des ministres de janvier dernier. Les instructions présidentielles concernaient la réalisation de la ligne minière Est Annaba-Bled El Hadba. La réunion de M.Djellaoui intervient à la suite de la visite d’inspection effectuée dimanche dernier par le Premier ministre au projet, au cours de laquelle il avait insisté sur l’application rigoureuse des instructions du président de la République pour l’achèvement du projet dans les délais impartis.
Au cours de cette réunion, un exposé exhaustif sur le calendrier des travaux restants a été présenté, selon le communiqué, qui a précisé que la longueur totale de la ligne minière Est s’élève à 422 km, dont 174 km ont déjà été réalisés, tandis que 127 km de travaux en cours devraient être achevés d’ici avril prochain, et permettra ainsi d’atteindre un total de 301 km réalisé au cours du même mois. Quant au reste des travaux, s’étendant sur 121 km et reliant entre Bouchegouf-Souk Ahras-Dréa, «ils seront achevés dans les délais impartis», a indiqué le ministère dans son communiqué.
Pour le suivi de l’avancement des travaux de ce tronçon, le ministre a présidé une deuxième séance de travail, en présence des cadres centraux, des entreprises de réalisation, des bureaux d’études nationaux, ainsi que du partenaire étranger, où il a insisté sur l’obligation de mobiliser toutes les capacités disponibles, compte tenu des complications que connaît le tronçon (Bouchegouf-Souk Ahras-Dréa), notamment un relief difficile d’accès. Il a, en outre, souligné l’importance d’un suivi rigoureux des différentes phases de réalisation et de l’activation des mécanismes de coordination entre les différents intervenants, afin d’achever les travaux dans les délais fixés par le président de la République, selon le communiqué.
À cet égard, la vision nationale du réseau ferroviaire ne se limite pas à ce seul tronçon. Elle s’articule aussi autour de projets destinés à ouvrir les hauts plateaux et le sud, en renforçant la connectivité entre les régions intérieures et les ports, et en facilitant l’accès des minerais et des produits énergétiques vers les marchés nationaux et internationaux.
Au-delà de ce tracé Est, les plans évoquent d’autres segments structurants, dont la ligne minière ouest et la ligne centre Alger-Tamanrasset. Ces projets, qui s’inscrivent dans la même logique d’aménagement et de développement régional, visent à relier les gisements, les zones minières et les grandes ressources humaines et économiques du pays. Ils participent à l’objectif plus large d’un réseau ferroviaire capable de favoriser le développement des territoires des hauts plateaux et du sud, tout en consolidant l’intégration économique nationale. Dans ce sens, les autorités répètent l’importance du pilotage, de la coordination et du respect des échéances, afin que ces infrastructures étendues puissent un jour devenir le socle d’un développement équilibré et durable pour l’ensemble du pays.
En un mot comme en mille, l’Algérie voudrait faire du rail non seulement une infrastructure, mais aussi un fil pour son développement. La vision consiste à articuler les transports et l’exploitation des ressources autour d’un réseau ferré intégré, capable de rapprocher les territoires et d’attirer les investissements, tout en renforçant les capacités logistiques du pays. Dans ce cadre, l’Etat insiste sur le caractère stratégique du rail comme facteur de développement durable et d’aménagement du territoire, afin de donner aux populations des zones aujourd’hui moins connectées des possibilités nouvelles et durables.

Yahia Bourit

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