Une guerre bien loin d’être finie
Cette guerre au Moyen-Orient voulue et imposée par Israël a créé une pagaille mondiale qui semble totalement échapper à tout contrôle et menace la paix non seulement dans la région, mais dans le monde entier. Ceci pour dire à quel point l’entité sioniste est une vraie menace pour la planète entière. De son côté, Trump qui se rend, de plus en plus, compte qu’il s’est empêtré dans un bourbier sans nom et sans fin, aligne les ultimatums les uns après les autres, et ses grandeurs des premiers temps et de ses objectifs entre le changement du régime, la dénucléarisation de l’Iran se bornent aujourd’hui juste à l’ouverture du détroit d’Ormuz
Le pire surtout pour lui, c’est ce changement d’attitude des marchés et des gouvernements du monde qui portent de moins au moins de crédit à ses sorties médiatiques. On se rappelle qu’au début de la montée des prix du gaz et surtout du pétrole, il avait la main sur les marchés et arrivait à faire chuter les prix en une ou deux phrases. Aujourd’hui c’est tout le contraire. Plus il parle et plus les prix montent. Il n’est tout simplement plus crédible. Et tout le monde se rend compte que ce qui l’intéresse, présentement, c’est de s’en sortir.
Et ses ultimatums envers l’Iran ressemblent plus à une demande d’aide pour arrêter cette guerre, même si aucun objectif n’a été atteint. De son côté , l’Iran et malgré toutes ses pertes, sachant qu’il a pris le dessus, veut désormais imposer ses conditions et ne voit pas d’urgence à arrêter la guerre, car le temps joue clairement en sa faveur.
L’entité sionistes, comme les Américains, se rendent compte que l’Iran n’est pas cette proie facile qu’ils croyaient pouvoir mettre à genoux en une opération éclaire, notamment après leur première attaque le 28 février dernier qui avait décimé tous les grands responsables iraniens, dont notamment le guide suprême Ali Khamenei. Ils avaient tout misé sur cette opération, sauf qu’ils n’avaient pas pris en compte que l’Iran était prêt à tous les scénarios et que la succession quasi automatique des grands chefs était prise en compte.
Le dernier ultimatum lancé par Trump se termine aujourd’hui, mais déjà les militaires Iraniens l’ont rejeté jugeant les menaces de Trump du déblocage du détroit d’Ormuz sous 48 heures de «stupides» qualifiant le locataire de la Maison Blanche de «président agressif et belliqueux”. Cette guerre est bien loin d’être finie et ses conséquences ne seront que plus dramatiques pour tous les pays de la région.
Par Abdelmadjid Blidi