EDITO

Entre inquiétudes et assurances

Sommes-nous en face d’une crise sanitaire mondiale naissante? Difficile d’y répondre à ce stade de développement de ce nouveau virus appelé hantavirus. Il faut dire que le souvenir du covid-19 et les restrictions qui en ont découlé ont marqué la population mondiale. Et l’apparition de ce nouveau virus commence déjà à inquiéter.
En réalité, et contrairement au coronavirus, l’hantavirus est connu des spécialistes et des immunologistes. Mais il n’en demeure pas moins que l’épisode du paquebot de plaisance MH Hondius, où la contamination des passagers s’est accélérée, a braqué les projecteurs sur ces développements. L’OMS a été la première à réagir en adoptant une attitude mesurée cherchant d’abord à tranquilliser et à éviter tout vent de panique. Mais la communication a connu un certain enrayement, puisque si au début on a annoncé que la transmission du virus entre humain était quasi nul, on a par la suite estimé qu’elle restait possible même si elle était rare.
Le décès de trois personnes dans ce bateau et le fait que plusieurs passagers de ce paquebot ont été touchés a fait réagir, surtout quand on apprend que les risques de décès en cas de contamination sont très élevés et peuvent monter jusqu’à 40%. Depuis, les choses semblent s’accélérer et les termes, comme cas contacts, symptômes, gel, masques, patients zéro, isolation, réanimation, quarantaine et d’autres encore ont fait remonter à la surface de bien mauvais souvenirs pour les populations mondiales.
Bien sûr à ce stade, il y a quand même quelques certitudes plutôt rassurantes, comme le fait de savoir que la propagation de ce virus est plus lente que le covid, et qu’elle survient par le toucher ou en cas de grande proximité.
Mais quoi qu’il en soit, on est encore au tout début de cette maladie et le mot pandémie est pratiquement rejeté par tous les spécialistes et par l’OMS. Maintenant, il reste à suivre l’évolution de l’état de santé des passagers du MH Hondius , qu’ils soient hospitalisés ou non, mais aussi de tous les autres cas contacts qui sont éparpillés aux quatre coins de la planète. Alors serait-ce une crise sanitaire circoncise et passagère ou pourrait-elle connaître des développements autrement plus graves et compliqués. Seul le temps et les quelques semaines à venir pourront apporter une réponse claire et définitive à toutes ces interrogations. Dans sa dernière déclaration faite hier, le directeur général de l’OMS, a indiqué “ que le risque est faible tant pour la population de Tenerife ( ville espagnole où ont été débarqués les passagers du bateau) qu’à l”échelle mondiale” ajoutant néanmoins prendre “ la situation très au sérieux”. Ce qui revient à dire qu’à ce stade on est encore dans une zone grise.

Par Abdelmadjid Blidi

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page