
Protection de l’enfance : renforcement des mécanismes de prise en charge et de sécurité numérique
À l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’enfance, la secrétaire générale de l’Organe national de protection et de promotion de l’enfance, Dalila Aliane, a réaffirmé, hier à Alger, l’engagement constant de l’État algérien en faveur de la protection des droits de l’enfant.
Intervenant, hier sur les ondes de la Radio nationale Chaine Une, Mme Aliane a souligné que l’enfance occupe une place centrale dans les politiques publiques nationales, sous l’impulsion du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune. Selon l’hôte de la Radio nationale, les avancées réalisées ces dernières années témoignent de la volonté des pouvoirs publics de garantir aux enfants algériens un environnement favorable à leur épanouissement. Elle a rappelé que la révision constitutionnelle de 2020 a consacré le principe de « l’intérêt supérieur de l’enfant », en conformité avec les dispositions de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant. Ce principe constitue désormais un fondement essentiel des politiques et programmes destinés à la protection et à la promotion de l’enfance. Mme Aliane a expliqué que la Constitution algérienne garantit un ensemble de droits fondamentaux aux enfants, notamment l’accès gratuit à l’éducation, le droit à la santé, la protection sociale ainsi que la prise en charge des enfants sans soutien familial, des enfants à besoins spécifiques et des jeunes talents. Ces garanties constitutionnelles ont été traduites dans la législation nationale à travers plusieurs textes et dispositifs de protection.
La secrétaire générale de l’Organe national de protection et de promotion de l’enfance a mis en avant les progrès enregistrés dans le domaine de l’éducation, révélant que le taux de scolarisation des enfants en Algérie atteint près de 99 %. Un chiffre qui place le pays parmi les mieux classés dans les espaces arabe et africain en matière d’accès à l’enseignement. Elle a également indiqué que l’Organe national de protection et de promotion de l’enfance élabore chaque année un rapport détaillé adressé au président de la République. Ce document évalue la situation de l’enfance en Algérie, mesure les progrès réalisés dans l’application des engagements internationaux du pays et analyse le niveau d’accès des enfants aux droits garantis par la Constitution.
Évoquant les efforts déployés en matière de protection sociale, Dalila Aliane a rappelé que l’Algérie s’est dotée d’une loi spécifique relative à la protection de l’enfant et a créé un organe national dédié à cette mission, conformément aux recommandations internationales. L’institution mène régulièrement des campagnes de sensibilisation destinées aux familles, notamment celles vivant dans des situations de vulnérabilité sociale. Ces actions visent à prévenir les atteintes aux droits des enfants, qu’il s’agisse de déscolarisation, de privation de soins, d’exploitation économique, de mendicité ou encore de violences physiques et psychologiques.
Une cellule de veille cybernétique pour protéger les enfants en ligne
Dans le même cadre, la responsable a souligné l’importance du numéro vert national gratuit « 1111 », mis en place pour signaler toute atteinte aux droits de l’enfant. Accessible depuis les téléphones fixes et mobiles, ce dispositif reçoit quotidiennement près de 5 000 signalements et demandes d’assistance. Une cellule pluridisciplinaire se charge ensuite d’examiner les dossiers et de prendre les mesures nécessaires selon la nature et le degré d’urgence de chaque situation. Au-delà des signalements, cette plateforme constitue également un espace d’écoute et d’orientation permettant aux parents, aux enfants et aux citoyens d’obtenir des conseils et un accompagnement adapté.
Face à la généralisation des usages numériques et à la présence croissante des enfants sur Internet, l’Organe national de protection et de promotion de l’enfance a récemment renforcé ses missions en intégrant une nouvelle dimension liée à la sécurité numérique. Dalila Aliane a ainsi annoncé la création d’une cellule de veille cybernétique chargée de surveiller l’environnement numérique et de détecter les différentes formes d’exploitation ou de menaces susceptibles de viser les enfants sur les plateformes en ligne. Cette structure travaille en coordination avec plusieurs institutions nationales, notamment les ministères de la Défense nationale et de l’Intérieur, afin de lutter contre les crimes numériques transfrontaliers et de renforcer la protection des mineurs dans l’espace virtuel. Selon la responsable, cette démarche répond à l’évolution rapide des technologies et à l’utilisation croissante des réseaux sociaux au sein des familles algériennes. À travers ces différentes mesures, les autorités entendent consolider les acquis enregistrés dans le domaine de l’enfance et adapter les mécanismes de protection aux nouveaux défis sociaux et technologiques.
Noreddine Oumessaoud



