
Enjeux énergétiques africains : Arkab prend part à la 49e réunion extraordinaire de l’APPO
Le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a participé, hier, par visioconférence, aux travaux de la 49e réunion ministérielle extraordinaire du Conseil des ministres de l’Organisation africaine des pays producteurs de pétrole (APPO), une rencontre stratégique consacrée aux grandes orientations du secteur énergétique sur le continent africain.
Selon un communiqué du ministère, les travaux de cette session ont été présidés par le secrétaire général de l’Organisation africaine des pays producteurs de pétrole, Fared Ghazali. L’événement s’est déroulé en présence du président du Conseil exécutif de l’organisation, Carol Kadiata Lita, actuellement en visite en Algérie dans le cadre d’un déplacement de travail effectué par la ministre d’État, ministre des Hydrocarbures de la République démocratique du Congo, Acacia Bandubola Mbongo. Cette dernière conduit une importante délégation comprenant plusieurs responsables et experts du secteur, aux côtés des ministres du pétrole et de l’énergie ainsi que des représentants des États membres de l’organisation.
Cette réunion ministérielle extraordinaire a été principalement consacrée à l’examen approfondi d’un ensemble de dossiers jugés prioritaires pour le fonctionnement et l’évolution de l’APPO. Les discussions ont porté, en particulier, sur les questions organisationnelles et institutionnelles de l’organisation, ainsi que sur l’évaluation détaillée du niveau d’exécution des programmes et activités déjà engagés. Les participants ont également procédé à un échange de vues sur la feuille de route stratégique et les priorités de développement de l’organisation pour la prochaine phase, dans un contexte marqué par des mutations profondes du secteur énergétique mondial. Les travaux ont en outre permis d’aborder l’état d’avancement du projet de création de la Banque africaine de l’énergie, considéré comme l’un des piliers stratégiques de l’APPO. Ce projet vise à mettre en place des mécanismes de financement durables destinés à soutenir les projets liés au pétrole, au gaz et à l’énergie en Afrique. Les responsables ont souligné l’importance de cette initiative dans le renforcement des capacités d’investissement sur le continent, l’amélioration de la sécurité énergétique et la contribution à la dynamique de développement économique des pays membres.
Par ailleurs, les ministres ont examiné les récentes évolutions des marchés mondiaux de l’énergie ainsi que leurs répercussions sur les pays africains producteurs de pétrole et de gaz. Ces échanges ont mis en évidence la nécessité de renforcer la coordination et la coopération entre les États membres afin de mieux répondre aux défis posés par les transformations rapides du secteur énergétique à l’échelle internationale, notamment en matière de transition énergétique et de volatilité des marchés.
Créée en 1987, l’Organisation africaine des pays producteurs de pétrole (APPO) est une organisation intergouvernementale africaine qui œuvre à renforcer la coopération et la coordination entre les pays membres dans l’ensemble des domaines liés à l’industrie des hydrocarbures, tant en amont qu’en aval. Elle agit notamment à travers le partage d’expertise, l’échange d’informations techniques et la coordination des politiques et stratégies relatives à l’exploitation et au développement des ressources hydrocarbures. L’organisation regroupe actuellement dix-huit États membres, à savoir : l’Algérie, l’Angola, le Bénin, le Cameroun, le Congo, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo, l’Égypte, la Guinée équatoriale, le Gabon, le Ghana, la Libye, la Namibie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, l’Afrique du Sud et le Tchad. Elle compte également le Venezuela en qualité de membre observateur.
À signaler enfin que les pays membres de l’APPO détiennent plus de 90 % des réserves prouvées de pétrole du continent africain, ce qui confère à cette organisation un rôle central dans la promotion de l’intégration énergétique africaine. Elle constitue également un cadre essentiel pour la coordination des initiatives communes visant la valorisation des ressources naturelles et la promotion d’un développement durable et inclusif à l’échelle du continent.
Mohand S



