Le colonialisme n’a pas d’âge
L’Algérie commémore ces jours, le 181e anniversaire d’un terrible massacre perpétré par l’armée coloniale. En pareille période en pleine conquête militaire sauvage, l’armée de Bugeaud et Pélissier, a gazé, au sens propre du terme, des centaines de villageois innocents dans les plaines de Mostaganem. Ce fut l’un des premiers massacres de milliers d’autres qui ont emporté plus de 5,6 millions d’Algériens. Il eut ces horribles enfumades, les déportations, les dépossessions, les viols, les assassinats de masse, de grandes famines provoquées…. L’avènement du 20e siècle n’a rien changé à la nature du colonisateur.
L’un de ces faits abjects qui reste dans les mémoires sont les massacres du 8 mai 1945. Il eut aussi ceux de la bataille d’Alger et la répression sauvage des manifestations du 17 octobre 1961 à Paris. Tous ces événements rappellent qu’à l’origine de la guerre de libération nationale, il y avait une violence inouïe du système colonial français. Près de 64 ans après l’indépendance du pays, une certaine France fasciste continue de trouver quelques « qualités » à sa présence en Algérie. La caste des nostalgiques bâillonne encore la parole historique sur les crimes de la France coloniale en Algérie. Les tentatives d’éclairer l’opinion française sont systématiquement censurées. Les « bonnes volontés », ceux qui veulent bien reconnaître la cruauté du système colonial, se voient amener à évoquer l’alibi de la réaction à la violence révolutionnaire.
Ils invitent leur auditoire à méditer sur des «faits» et font du Premier novembre 1954, le point de départ d’argumentaires. Les plus « osés » de leurs films documentaires sur l’Algérie effleurent à peine les massacres perpétrés sur 132 années, pas moins. C’est pour cette raison qu’il est impératif de commémorer les enfumades du Dahra, les massacres du 8 mai 1945 et ceux du 17 octobre 1961 et bien d’autres actes innommables.
Aujourd’hui, les bonnes consciences hypocrites disent que le monde a changé. Le temps n’est plus aux massacres à grandes échelles, notamment de la part d’un occident qui soigne son image auprès de l’opinion internationale comme celui qui a été à l’origine des droits de l’homme. La réalité est que les massacres continuent avec la même bestialité. Les Palestiniens en sont les victimes. Comme le fut la France durant la nuit coloniale, le régime sioniste organise un génocide à ciel ouvert. Il tue sans vergogne et ses ministres appellent à brûler Ghaza, la Cisjordanie, le Liban et l’Iran. Où sont donc ces bonnes consciences qui affirment que le monde a changé ? Il n’a d’autant pas changé que si aujourd’hui même, certains en France prennent le pouvoir, ils aideraient ouvertement les sionistes dans leur génocide. Ceux qui sont présentement au pouvoir en occident n’ont-ils pas causé l’effondrement de la Libye, de la Syrie et du Soudan et sont complices du génocide des Palestiniens ? Pour cela aussi, il faut encore et encore commémorer les enfumades du Dahra.
Par Nabil.G