Plus que quelques jours pour convaincre
La campagne électorale amorce demain la dernière ligne droite en entrant dans sa dernière semaine, avant l’entrée en vigueur de ce ce qui est convenu d’appeler le silence électoral. Il reste ainsi, aux différents prétendants et aux présidents des partis, quelques jours seulement pour arriver à convaincre les électeurs qui auront à trancher en faveur ou en défaveur des uns et des autres.
Car comme on le dit si bien “choisir c’est éliminer”, et la sentence du peuple est irrévocable. À ce stade de la campagne, il est bien difficile de savoir quelle formation politique a pu se dégager et marquer la différence par rapport aux autres. Il faut dire qu’il est un peu tôt pour dégager une quelconque tendance, tellement les jeux sont ouverts, et que tout reste possible avant le couperet des urnes, le 2 juillet prochain.
Pour ce, il s’agit pour chacun de tout donner dans cette dernière ligne droite qui s’annonce, pour marquer les esprits et s’affirmer comme la formation pouvant porter au plus hauts les espoirs et les préoccupations de la population et notamment ceux de la jeunesse qui aspire à voir de profonds changements marqués le paysage politique, social et économique du pays. Des préoccupations que cette jeunesse veut voir être portées par une nouvelle génération d’élus qui sait de quoi elle a besoin.
Et c’est peut-être pour cela que l’on aura remarqué que cette campagne électorale s’est distinguée par un recours massif aux réseaux sociaux, où les partis politiques, comme les listes indépendantes, passent sans interruptions les grandes lignes de leurs programmes, n’hésitant pas à ouvrir le débat avec cette jeunesse très portées sur ces nouveaux moyens de communication. Des moyens qui permettent des échanges interactifs où les politiques tentent de répondre aux multiples interrogations et attentes des citoyens.
Mais ce recours, aussi important soit-il, à la numérisation et aux plateformes virtuelles, ne saurait dissuader les leaders politiques d’aller au contact physique des électeurs. Ainsi les rencontres et les meetings seront plus nombreux pour chaque parti dans les jours à venir, où il faut ratisser large et continuer de convaincre un maximum de citoyens pour, d’abord se rendre en masse aux bureaux de vote le jour du scrutin, et ensuite de voter pour leurs listes et programmes.
Les chefs de partis en lice dans cette importante joute électorale doivent mettre encore plus de cœur à l’ouvrage et peser de tout leur poids dans l’arène politique, car la partie est bien loin d’être jouée. Et à ce stade rien n’est acquis.
Par Abdelmadjid Blidi