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L’argent comme seule logique

La Coupe du monde 2026 est terminée. Et c’est tant mieux, soulignent plusieurs spécialistes et puristes. Un rendez-vous footballistique où l’argent et les coups bas ont relégué au second plan l’objectif qui avait réuni les 48 nations, à savoir le football. Gianni Infantino a fait son choix. Le football n’est pas le plus important, l’important c’est le business et les dollars qui coulent à flot.
Et il a tout fait pour atteindre son but, y compris de fouler les plus nobles principes de la FIFA et du jeu. Le carton rouge annulé pour le joueur américain Balogun, sur injonction de Donald Trump, a balayé les dernières illusions autour d’un mondial où Infantino et Trump, en bons affairistes, ont totalement sabordé ce triste Mondial américain.
Le choix d’augmenter le nombre des équipes n’a jamais eu pour finalité de donner plus de chances à des nations moindres, comme le prétendait le président de la FIFA, mais juste pour vendre encore plus cher les droits TV qui ont battu tous les records. La double pause fraîcheur n’a jamais été faite pour préserver la santé des joueurs, mais pour imposer des spots publicitaires en plein match. Du jamais vu. Les prix des places ont été les plus chers de toutes les coupes du monde. Une finale dont la mi-temps a servi de grand show à l’américaine qui a duré près de 30 minutes, alors que les lois du foot ont toujours imposé 15 minutes. Mais quand il s’agit d’argent les lois peuvent attendre.
Un mondial qui a dangereusement flirté avec le racisme et l’exclusion qui s’est manifestée dès le premier jour avec le renvoi d’un arbitre somalien, le meilleur de l’Afrique, et des fouilles à la limite de l’humiliation pour des sélections africaines. Et face à cela le sieur Infantino n’a pas bronché, foulant au pied toutes les valeurs du football et de l’instance censée le défendre et le protéger.
La liste des griefs serait longue et fatalement il faudra faire le bilan de ce mondial que certains n’ont pas hésité à qualifier de mascarade, et où le football a été assujetti, comme jamais, à la politique et aux caprices du président américain avec le total consentement du président de la FIFA, qui a accepté la honte et le déshonneur pour ne sauver que ce qui l’intéresse, l’argent. Une cupidité sans limites qui avec un tel excès ne fait que creuser davantage la tombe d’un sport autrefois le plus populaire au monde et aujourd’hui, avec la cherté des billets de stades et des abonnements tv des chaînes cryptées, semblent être réservé aux plus aisés.
Après un tel fiasco, on pourrait croire que Gianni Infantino n’aura aucune chance de garder son poste lors des prochaines élections du président de la FIFA prévues l’année prochaine. Mais encore une fois, on oublie la puissance de l’argent, car Infantino projette de distribuer quelques millions de dollars aux fédérations africaines, sud-américaines et autres pour gagner leur vote et continuer sa politique. Avec Infantino l’argent est roi et pour longtemps.

Par Abdelmadjid Blidi

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