
Le cinéaste Lamine Merbah inhumé à Alger
Dans une ambiance empreinte d’émotion, des artistes et des compagnons de route du défunt étaient nombreux à rendre un dernier hommage et se recueillir à la mémoire du défunt cinéaste qui a marqué de son empreinte le cinéma et la Télévision algérienne.
Le réalisateur et producteur Belkacem Hadjadj a regretté la perte d’»un aîné dans le milieu du cinéma et l’une des premières figures ayant fondé la dynamique d’organisation des cinéastes».
Décrit comme un «cinéaste militant» au service de la société, Lamine Merbah, a-t-il mentionné, était toujours «à l’avant-garde de la lutte pour le cinéma algérien à travers des œuvres qui ont eu un ancrage dans la problématique sociopolitique de l’époque».
Djaffar Kacem, élève du défunt, a quant à lui, regretté la perte d’un doyen et formateur qui l’a enseigné à la fin des années 80 à Alger dans le cinéma.
«Je demandais souvent conseil à Lamine à chaque fois que j’envisageais de monter un projet cinématographique», se rappelle-t-il avec émotion du défunt qui, dit-il, continuait à «partager sa passion et son expérience dans le cinéma, même pendant sa maladie».
De son coté, le comédien Lakhdar Bokhors, a qualifié Lamaine Merbah de «grand cinéaste qui marqué l’histoire du cinéma algérien à travers des films avec un casting associant de grands acteurs comme Hadj Abderahmane et Hassan El Hassani».
Né en 1946 à Mascara, Lamine Merbah est un cinéaste dont l’œuvre porte l’empreinte profonde de l’héritage militant de son père. Formé en Algérie puis en Pologne, il a bâti une carrière entière tournée vers un cinéma engagé, au service de thématiques sociales, historiques et environnementales.
Avec le court métrage, il débute sa carrière cinématographique dans les années 1960, avant de poursuivre son parcours dans le long métrage.
Avec une filmographie prolifique, le défunt a marqué de son empreinte le cinéma et la télévision à travers des longs métrages de fiction notamment «Les spoliateurs» (1972) et «Beni Hendel» (1976).
Il a également réalisé plusieurs feuilletons dont «Le Miroir Brisé» (2003) et «Darna Kdima» (Notre ancienne maison) (2008), outre de nombreux documentaires consacrés à l’histoire et à la mémoire.



