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Victime sanctionnée et bourreau absous

Victime sanctionnée et bourreau absous

Devant les crimes répétés et assumés par l’entité sioniste contre le peuple palestinien, on s’attendait à des condamnations fortes et fermes de la communauté internationale, et même à de sévères sanctions. Mais non seulement, il n’y a rien eu de tout cela, mais l’administration américaine à décidé de sanctionner l’Autorité palestinienne en lui refusant de se rendre à New York.

En effet, le département d’État américain a décidé de ne pas octroyer de visa aux responsables de l’Autorité palestinienne, dont en particulier son président Mahmoud Abbas, pour l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU), dont les travaux ont débuté à New York le 8 septembre. Cette décision inique est expliquée froidement et sans pouvoir convaincre qui que ce soit par une supposée “incapacité de l’Autorité palestinienne et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) à mener à bien les réformes, contrairement aux engagements pris envers les États-Unis, et leurs activités persistantes qui compromettent les perspectives de paix”.

Une justification inacceptable en tous points de vue, surtout quand le département de Marco Rubio ose dire que ce sont les responsables palestiniens qui compromettent “ les perspectives de paix”, alors que sur le terrain c’est tout à fait le contraire qui se passe, avec un génocide encore en cours à Ghaza et des agressions quotidiennes organisées par les colons et l’armée sioniste en Cisjordanie occupée.

Et c’est là une autre preuve de l’injustice qui régit le monde d’aujourd’hui, où les puissants dictent leur logique en faisant porter aux victimes toutes les responsabilités et en absolvant le bourreau de toute responsabilité. On n’est même au-delà de ce cas de figure où l’on mettait le bourreau et la victime sur le même pied d’égalité. On est malheureusement allé bien plus loin que cela.

On ne se contente pas de tuer la victime, mais on va jusqu’à lui attribuer sa mort. Les États-Unis d’Amérique n’ont en réalité aucune équité dans la gestion de ce conflit et ne peuvent surtout plus être les parrains de la paix. Leur alignement sur les thèses de l’entité sioniste, et disons le, leur complicité dans le drame qui a lieu à Ghaza et en Cisjordanie occupée les discréditent totalement car ils ne ont plus juges, mais bien partie dans ce conflit. Ils sont la caution morale et militaire des criminels sionistes qui se savent protégés et encouragés pour continuer leur opération destructrice contre un peuple qui n’a pas fini de compter ses morts et qui voit son droit à jouir d’un État libre et indépendant s’éloigner de plus en plus, face à une injustice inacceptable menée par l’Amérique, et face au silence lâche des autres puissances.

— Par Abdelmadjid Blidi

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