Oran Aujourd'hui
Rentrée scolaire à Oran : des progrès bien visibles et des défis à relever
Rentrée scolaire à Oran : des progrès bien visibles et des défis à relever
La rentrée scolaire 2026-2027 a été officiellement inaugurée lundi dernier par le wali d’Oran dans un établissement de la commune d’Aïn El Bia. Comme chaque année, cet événement dépasse le simple caractère protocolaire. Il constitue un véritable baromètre de l’action publique, tant l’école demeure le reflet des réussites, mais aussi des contraintes et insuffisances dans notre stratégie d’aménagement du territoire. Les autorités locales ont, ces dernières années, multiplié les efforts pour améliorer les conditions de scolarisation, moderniser les établissements et accompagner l’extension urbaine de la wilaya. Ces avancées sont réelles et méritent d’être saluées. Elles ne doivent toutefois pas masquer les contraintes qui continuent de peser sur des milliers d’élèves et d’enseignants.
L’ouverture progressive de nouveaux groupes scolaires, de collèges et de lycées a permis d’atténuer une partie de la pression démographique. Comparativement aux rentrées d’il y a cinq ou six ans, plusieurs communes périphériques, notamment Bir El Djir, Oued Tlélat, Misserghine ou encore Belgaïd, disposent aujourd’hui d’équipements éducatifs supplémentaires. Les programmes de réhabilitation des écoles anciennes, l’amélioration des cantines, la numérisation progressive de la gestion administrative et les opérations d’entretien réalisées durant l’été témoignent également d’une volonté de revaloriser le cadre scolaire.
Mais la réalité quotidienne rappelle que le développement urbain d’Oran continue d’aller plus vite que celui de ses infrastructures éducatives. Les nouveaux pôles d’habitation accueillent chaque année des milliers de familles, alors que plusieurs établissements programmés accusent des retards de réalisation ou de livraison. Certaines écoles fonctionnent déjà à leur capacité maximale dès leur première année d’exploitation.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Si les taux de surcharge des classes ont légèrement diminué par rapport aux rentrées précédentes, de nombreuses classes du primaire dépassent encore les quarante élèves, alors que la norme pédagogique recommande des effectifs nettement inférieurs. Les retards dans la réception de nouveaux établissements obligent parfois les élèves à parcourir plusieurs kilomètres ou à être orientés vers des structures éloignées de leur quartier. Les contraintes ne concernent d’ailleurs pas uniquement les salles de classe. Les accès routiers à certains établissements restent insuffisamment aménagés. L’absence de passages piétons sécurisés, la faiblesse de la signalisation routière ou encore l’insuffisance de l’éclairage public aux abords de plusieurs écoles constituent des préoccupations récurrentes.
À cela s’ajoutent les difficultés du transport scolaire dans certaines localités rurales et semi-urbaines où les familles continuent d’assumer une partie importante des déplacements. Les équipements pédagogiques demeurent également inégaux. Tandis que certains établissements disposent désormais de salles informatiques, d’espaces sportifs rénovés et de bibliothèques modernisées, d’autres souffrent encore d’un déficit en laboratoires scientifiques, en équipements numériques ou en infrastructures sportives. Les besoins en personnel d’encadrement, en agents de maintenance et en psychologues scolaires restent eux aussi importants. Cette rentrée intervient néanmoins dans un contexte plus favorable qu’il y a quelques années. Les autorités locales semblent avoir fait de l’amélioration des services publics une priorité, comme en témoignent les nombreuses opérations engagées dans les domaines de la voirie, de l’assainissement, de l’éclairage public ou de la réhabilitation des équipements collectifs. Cette dynamique doit désormais se traduire avec la même régularité dans le secteur de l’éducation, car chaque retard dans la livraison d’une école se répercute directement sur la qualité des apprentissages.
L’école demeure le premier investissement d’une société dans son avenir. Pour Oran, la réussite de la rentrée scolaire ne se mesurera pas seulement au nombre d’élèves accueillis ou aux établissements inaugurés. Elle dépendra surtout de la capacité à offrir à chaque enfant un environnement d’apprentissage digne, sécurisé et équilibré. Les progrès sont incontestables, mais ils gagneraient à être consolidés afin que la croissance de la ville s’accompagne enfin d’une croissance équivalente de ses infrastructures éducatives.
L’ouverture progressive de nouveaux groupes scolaires, de collèges et de lycées a permis d’atténuer une partie de la pression démographique. Comparativement aux rentrées d’il y a cinq ou six ans, plusieurs communes périphériques, notamment Bir El Djir, Oued Tlélat, Misserghine ou encore Belgaïd, disposent aujourd’hui d’équipements éducatifs supplémentaires. Les programmes de réhabilitation des écoles anciennes, l’amélioration des cantines, la numérisation progressive de la gestion administrative et les opérations d’entretien réalisées durant l’été témoignent également d’une volonté de revaloriser le cadre scolaire.
Mais la réalité quotidienne rappelle que le développement urbain d’Oran continue d’aller plus vite que celui de ses infrastructures éducatives. Les nouveaux pôles d’habitation accueillent chaque année des milliers de familles, alors que plusieurs établissements programmés accusent des retards de réalisation ou de livraison. Certaines écoles fonctionnent déjà à leur capacité maximale dès leur première année d’exploitation.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Si les taux de surcharge des classes ont légèrement diminué par rapport aux rentrées précédentes, de nombreuses classes du primaire dépassent encore les quarante élèves, alors que la norme pédagogique recommande des effectifs nettement inférieurs. Les retards dans la réception de nouveaux établissements obligent parfois les élèves à parcourir plusieurs kilomètres ou à être orientés vers des structures éloignées de leur quartier. Les contraintes ne concernent d’ailleurs pas uniquement les salles de classe. Les accès routiers à certains établissements restent insuffisamment aménagés. L’absence de passages piétons sécurisés, la faiblesse de la signalisation routière ou encore l’insuffisance de l’éclairage public aux abords de plusieurs écoles constituent des préoccupations récurrentes.
À cela s’ajoutent les difficultés du transport scolaire dans certaines localités rurales et semi-urbaines où les familles continuent d’assumer une partie importante des déplacements. Les équipements pédagogiques demeurent également inégaux. Tandis que certains établissements disposent désormais de salles informatiques, d’espaces sportifs rénovés et de bibliothèques modernisées, d’autres souffrent encore d’un déficit en laboratoires scientifiques, en équipements numériques ou en infrastructures sportives. Les besoins en personnel d’encadrement, en agents de maintenance et en psychologues scolaires restent eux aussi importants. Cette rentrée intervient néanmoins dans un contexte plus favorable qu’il y a quelques années. Les autorités locales semblent avoir fait de l’amélioration des services publics une priorité, comme en témoignent les nombreuses opérations engagées dans les domaines de la voirie, de l’assainissement, de l’éclairage public ou de la réhabilitation des équipements collectifs. Cette dynamique doit désormais se traduire avec la même régularité dans le secteur de l’éducation, car chaque retard dans la livraison d’une école se répercute directement sur la qualité des apprentissages.
L’école demeure le premier investissement d’une société dans son avenir. Pour Oran, la réussite de la rentrée scolaire ne se mesurera pas seulement au nombre d’élèves accueillis ou aux établissements inaugurés. Elle dépendra surtout de la capacité à offrir à chaque enfant un environnement d’apprentissage digne, sécurisé et équilibré. Les progrès sont incontestables, mais ils gagneraient à être consolidés afin que la croissance de la ville s’accompagne enfin d’une croissance équivalente de ses infrastructures éducatives.
— Par S.Benali