EDITO

Il n’y a pas de fatalisme

La situation sanitaire est loin d’être critique, mais les cas de contamination amorcent depuis un certain temps une ascension certaine dépassant les 200 cas par jour, et se compliquant un peu plus avec l’apparition du variant Omicron.
Et même si ce dernier n’est pas dominant, il reste que le Delta est le principal danger en Algérie. Il l’est d’autant plus, que ce qui a été vécu l’été passé a sérieusement secoué la population avec des contaminations dépassant les mille cas par jour, et surtout plus de 20 décès enregistrés quotidiennement à travers les hôpitaux du pays, et une difficulté à faire face au flux incessant des malades en plus d’une crise aiguë de l’oxygène médical. Les mois de juillet et août ont été ainsi des moments très durs pour tout le pays.
Ce scénario, selon plusieurs spécialistes, risque malheureusement de se reproduire, même si les hôpitaux sont mieux armés aujourd’hui et qu’un effort conséquent a été fait pour régler le problème de l’oxygène définitivement. Mais le risque réside dans cette réticence des citoyens à se faire vacciner.
Un état de fait qui pour tous les médecins et professionnels de la santé pourrait peser lourd quand cette 4e vague arrivera à son pic. Car, pour reprendre les arguments de ces mêmes intervenants, le vaccin est le seul moyen pour affronter la situation, quelle que soit sa complexité, avec un minimum de cas graves et surtout moins de décès.
Ce serait l’idéal et le scénario le moins coûteux en vies humaines. Mais malheureusement sur le terrain les choses sont loin d’être dans cette optique. Car à ce jour la campagne vaccinale n’arrive toujours pas à décoller et les citoyens rechignent encore à se faire vacciner. Ainsi les objectifs des pouvoirs publics à vacciner au moins 70% de la population cible est loin d’être atteint. Les meilleurs chiffres communiqués parlent de 30% de vaccinés seulement. Autrement dit, l’immunité collective ciblée au départ de la campagne, et prévue pour ce mois de décembre n’a pas été atteinte.
Mais ce contre temps ne signifie nullement qu’il faut s’avouer vaincu. L’effort de relance de cette campagne doit encore être d’actualité, quitte à recourir à des mesures d’incitation comme l’imposition du pass sanitaire, comme cela se fait dans d’autres pays, pourtant qualifiés de démocratiques. Il y va de l’intérêt général, car la vaccination reste, en ce moment, l’unique moyen pour traverser cette crise sanitaire, avec le moins de dégâts possibles.
Par Abdelmadjid Blidi

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