
Investissements dans les grands projets de Travaux publics : la nécessité d’une main d’œuvre qualifiée
Une attention particulière a été portée à la complémentarité entre les institutions de formation, notamment l’École supérieure de management des travaux publics (ESMTP) de Sidi Abdellah, l’École des métiers des travaux publics de Djelfa, et l’Institut national de formation dans le domaine des travaux publics d’Aïn Defla.
Le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, a coprésidé une réunion stratégique avec la ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Nacima Arhab. La réunion visait à élaborer un plan d’action conjoint pour assurer un suivi efficace et un accompagnement structuré des mégaprojets structurants, notamment par le biais d’un renforcement de la formation des ressources humaines qualifiées dans les spécialités indispensables à ces secteurs.
L’importance de cet effort est soulignée par l’investissement massif dans les infrastructures, qui constitue la pierre angulaire de la stratégie nationale pour dynamiser ces secteurs clés. Au cœur de cette démarche, la mise en œuvre de projets ambitieux, tels que le développement de réseaux ferroviaires, portuaires, et routiers, est déterminant pour faciliter l’exploitation minière et la construction d’industries lourdes. La réunion a notamment porté sur les moyens de répondre aux besoins du secteur des travaux publics dans des domaines prioritaires tels que «les chemins de fer, les ports et les transports guidés, ainsi que le développement et la maintenance du réseau routier», en cohérence avec la vision présidentielle visant à moderniser et à élargir le réseau infrastructurel du pays.
Les participants, issus de divers organismes et établissements concernés – parmi lesquels l’Agence nationale des études et du suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (ANESRIF), l’Agence nationale de réalisation des infrastructures portuaires (ANRIP), l’Entreprise d’exploitation du Métro d’Alger (EMA), ainsi que les responsables des travaux publics des wilayas traversées par la ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset et d’autres lignes minières – ont insisté sur la nécessité d’adapter la formation aux exigences des projets en cours ou à venir. En effet, la capacité à réaliser ces mégaprojets dépend fortement de la disponibilité de compétences spécialisées, notamment dans la gestion et la maintenance des infrastructures lourdes.
Pour garantir un accompagnement efficace des chantiers, une approche de travail axée sur la coordination étroite entre la formation professionnelle et les travaux publics a été présentée. Cette stratégie consiste notamment à «adapter les parcours de formation aux besoins des projets ferroviaires, y compris ceux en cours de réalisation, avec une identification précise des spécialités requises ». Un effort qui témoigne de la volonté d’intégrer pleinement la formation pratique en entreprise, afin d’accroître l’employabilité des diplômés et de fournir une main-d’œuvre nationale hautement qualifiée. La priorité est clairement donnée à la valorisation de la main-d’œuvre locale, dans une optique de développement durable et d’indépendance industrielle.
Dans cette optique, une attention particulière a été portée à la complémentarité entre les institutions de formation, notamment l’École supérieure de management des travaux publics (ESMTP) de Sidi Abdellah, l’École des métiers des travaux publics de Djelfa, et l’Institut national de formation dans le domaine des travaux publics d’Aïn Defla. Ces institutions, en lien étroit avec leurs homologues du secteur de la formation et de l’enseignement professionnels, doivent jouer un rôle central dans la montée en compétence des acteurs impliqués dans ces secteurs stratégiques.
L’un des points clés de la réunion a été la nécessité de développer des spécialités de formation de haute qualité, répondant précisément aux besoins du secteur. Cela comprend la formation pratique en entreprise, notamment au sein des sociétés de réalisation nationales et des directions des travaux publics, pour garantir que les compétences acquises soient directement applicables sur le terrain. Cette démarche vise également à améliorer l’employabilité et à favoriser la création d’emplois durables dans des secteurs aux perspectives de croissance importantes, comme l’industrie minière et l’industrie lourde.
Il est important de souligner que cet effort s’inscrit dans un contexte où l’État a investi de manière exceptionnelle dans les infrastructures de base, afin de soutenir la diversification économique. Ces investissements massifs dans les réseaux ferroviaires, portuaires et routiers sont essentiels pour relier efficacement les sites miniers, faciliter l’exportation des ressources et stimuler la croissance de l’industrie lourde. La modernisation de ces infrastructures constitue une étape stratégique pour transformer la paysannerie en une économie plus industrialisée et compétitive à l’échelle internationale.
Yahia Bourit



