EDITO

Le génocide est un fait colonial

L’Algérie commémorera, demain, le 79ème anniversaire des massacres du 8 mai 1945. L’occasion pour se rappeler qu’à l’origine de la guerre de libération nationale, il y avait une violence inouïe du système colonial français. Cette commémoration intervient au moment ou un autre système colonial, le sionisme en l’occurrence est en passe de commettre un génocide à Ghaza. Près de 40.000 Palestiniens, parmi eux, une majorité de femmes et d’enfants, en sont les innocentes victimes. Avant les Palestiniens d’autres populations dans le monde ont subi le même traitement. Les Amérindiens d’Amérique du nord, les Aborigènes en Australie en sont des exemples sur de très nombreux crimes contre l’humanité commis au nom d’un concept inventé par les Occidentaux pour tuer à grande échelle leurs semblables en humanité. Mais ils font le sale boulot de les déshumaniser comme le font les sioniste aujourd’hui en Palestine et les Français, hier en Algérie.

Ce qui arrive à Ghaza est un fait colonial. Et tous les faits coloniaux s’exercent contre les populations autochtones. Le colonialisme a une seule et unique face : le génocide. Et dans ce qui est arrivé en Algérie et se perpétue en Palestine, il y a la même matrice civilisationnelle, celle de l’Occident tueur. Le drame ghazaoui réveille la bête et fait comprendre à l’humanité que les descendants de colonialistes conservent les gênes du génocide. La preuve tient au silence des élites occidentales face à la sauvagerie de la colonisation sioniste. Ils lui trouvent des explications comme ils en ont trouvé pour saigner les Algériens, les Amérindiens et les Aborigènes.

La France extrémiste et revancharde d’aujourd’hui continue de trouver quelques « qualités » à sa présence en Algérie. L’on sent bien cette tendance à la «glorification » d’un passé pourri, non pas dans les discours des politiques de l’extrême droite, mais aussi dans des émissions audiovisuelles que l’on a produites tout au long des 62 dernières années et encore aujourd’hui. En d’autres termes, ils veulent bien reconnaître la cruauté du système colonial, mais évoquent systématiquement l’alibi de la réaction à la violence révolutionnaire. Exactement comme leur bien pensants du moment disent pour ce qui concerne le génocide de Ghaza. Comme ils honnissaient le FLN durant la glorieuse révolution, ils ciblent le Hamas palestinien de tous les noms détestables. Ils invitent leur auditoire à méditer sur des «faits» et font du 7 octobre 2023, comme il faisaient pour le Premier novembre 1954, le point de départ d’argumentaires.

79 ans après le 8 mai 1945, nous autres Algériens disons que l’Occident poursuit les massacres. Ce qui se passe à Ghaza engage son entière responsabilité devant l’Histoire.

Par Nabil.G

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