
ProtoMarket : jusqu’à 2 millions de dinars pour les projets universitaires
Cette initiative vise à franchir une nouvelle étape dans la valorisation des innovations issues de l’université algérienne, en permettant aux étudiants et aux chercheurs de passer de l’idée ou du prototype à un produit susceptible d’être fabriqué et commercialisé.
Le dispositif ambitionne également de favoriser la création de start-up capables de contribuer au développement de l’économie nationale. Dans l’Ouest du pays, la deuxième édition de ProtoMarket, organisée au titre de l’année 2026, a enregistré une importante mobilisation des établissements universitaires. Quelque 447 projets, déposés par 33 établissements universitaires, ont été soumis à l’évaluation, selon Djilali Laâkab, coordinateur régional de l’Ouest auprès de la Commission nationale de coordination du suivi de l’innovation et de l’entrepreneuriat universitaire. À l’issue de cette première phase d’expertise, près de 85 % des projets présentés ont été retenus au niveau régional. Leur examen a été assuré par un groupe composé de neuf experts membres de la commission nationale, chargés d’apprécier la pertinence, la faisabilité et le potentiel des propositions soumises via la plateforme numérique dédiée au défi. Les travaux d’évaluation se sont déroulés du 12 au 14 septembre au siège de la Conférence régionale des universités de l’Ouest, sous la supervision de son président, le professeur Ahmed Chaâlal, également directeur de l’Université d’Oran 2. La diversité des projets constitue l’un des principaux enseignements de cette édition. Les propositions couvrent notamment les secteurs de la sécurité sanitaire, alimentaire, hydrique et énergétique, ainsi que la cybersécurité, l’industrie et les services. Les solutions numériques occupent toutefois une place prépondérante, avec plus de la moitié des projets consacrés à des applications et plateformes digitales. Après cette sélection régionale, les dossiers ont été transmis à la Commission nationale de coordination du suivi de l’innovation et de l’entrepreneuriat universitaire ainsi qu’aux structures concernées. Ils devront faire l’objet d’une expertise finale avant la décision définitive concernant leur accompagnement et leur financement.
Mohamed Aissaoui



