Une guerre sans stratégie ni objectifs clairs
Plus le temps passe, plus la guerre dure et plus Donald Trump se trouve coincé dans son aventure guerrière qui apparemment a été mal préparée, ou tout au moins ne va pas dans le sens qu’il espérait. Bien sûr, le président américain, malgré ce grand moment de flottement, multiplie les sorties triomphalistes. Mais il faut reconnaître qu’il peine à convaincre une opinion publique américaine qui est grandement contre cette guerre, dont elle ne saisit ni la stratégie et encore moins les objectifs qui changent au gré des jours.
Cette guerre lancée contre l’Iran, un certain 28 février 2026, semble s’éterniser pour un président qui veut en sortir par le haut. D’ailleurs, les déclarations de Trump vont toutes dans ce sens. Samedi dernier, le président américain a encore déclaré que “ les Etats Unis d”Amérique ont vaincu et anéanti l’Iran, militairement et économiquement et à tous les égards”. Avant de revenir quelques heures plus tard pour demander de l’aide à certains pays, dont la France, le Japon, la Corée du Sud et même la Chine pour former une coalition afin de sécuriser le détroit d’Ormuz, aujourd’hui entre les mains des Iraniens, qui dictent la navigation maritime internationale dans cette région du monde.
Mais Trump n’ est pas à une contradiction près. Il dit une chose et son contraire à longueur de journée. Et le voilà maintenant qui demande l’intervention, à ses côtés, d’autres pays dont il n’a à aucun moment demandé l’avis, ni informé de sa décision d’attaquer l’Iran.
Son seul interlocuteur dans cette aventure a été Benyamin Netanyahou qui a su flatter son égo démesuré et arraché sa participation dans cette guerre. Car le responsable sioniste avait besoin de ce soutien pour continuer ses agressions dans la région. Les chefs sionistes savaient pertinemment que leur expédition iranienne serait un échec total s’ils ne pouvaient pas s’adosser sur l’armada américaine. Sans les avions ravitailleurs américains et la technologie US, les avions israéliens étaient dans l’incapacité de mener leurs innombrables raids contre Téhéran pour un trajet de plus de 1600 km en aller-retour.
On ne peut aussi oublier, qu’en plus de cette guerre contre l’Iran, une autre beaucoup plus déséquilibrée et meurtrière est menée contre le Liban, où l’on dénombre déjà près de 1000 morts dont un peu plus de 110 enfants. Et c’est là Turquie qui a attiré l’attention sur cet autre drame indiquant qu’elle redoutait que Benyamin Netanyahou puisse commette un autre génocide au Liban. Une probabilité plus que d’actualité quand on voit voit les frappes menées par l’armée sioniste en plein centre de plusieurs villes et en particulier contre la capitale Beyrouth, et le possible déploiement des soldats sionistes qui préparent déjà une offensive terrestre des plus meurtrières.
Par Abdelmadjid Blidi